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VIDEO. La colère du patron du port contre le gouvernement britannique qui veut contourner Calais et Douvres

Jean-Marc Puissesseau, ce lundi à Calais / © France 3
Jean-Marc Puissesseau, ce lundi à Calais / © France 3

A l'occasion du bilan annuel, le PDG de la Société d’exploitation des ports de Boulogne-sur-mer et Calais est furieux. Il a déjà investi plus de 6 millions d'euros pour le Brexit. Mais le gouvernement britannique annonce 120 millions d'euros pour contourner les ports de Douvres et Calais.

Par Isabelle Girardin

"Une honte". C'est un Jean-Marc Puissesseau (président du port de Calais-Boulogne), en colére qui présentait les chiffres de l’année. À Calais, déjà prés de 6 millions d'euros ont été dépensés pour anticiper les nouvelles obligations de contrôles douaniers et vétérinaires, dans le cadre du Brexit.
 

Mais M.Puissesseau dénonce la précipitation du gouvernement britannique pour allouer une enveloppe de 120 millions d'euros, pour développer de nouvelle lignes transmanche, notamment Ramsgate-Ostende.

Une somme destinée à trois compagnies pour contourner le port de Douvres et donc celui de Calais : Brittany ferries, DFDS et les Anglais de Seaborne (une compagnie qui n'a pas encore de bateau). Les Britanniques craignent un engorgement à cause des contrôles alors que le scénario de leur sortie de l'Union Européenne n'est pas encore connu.

"Je pense que c'est complètement irrespectueux vis-à-vis de Douvres, irrespectueux pour le port de Calais, de donner 100 millions de livres, pour 3 compagnies, surtout une qui aujourd'hui n'existe que sur le papier. Quand je pense que depuis 20 ans, nous contrôlons chaque camion qui part en Grande Bretagne pour voir si il n'y a pas de migrants, a expliqué Jean-Marc Puissesseau.
 
Conférence de presse J-M Puissesseau au port de Calais


Le port de Boulogne-Calais prêt au Brexit ?


La Direction du port certifie qu'elle sera prête, le 29 mars et que la fluidité du trafic du port sera assurée.

Si le gouvernement britannique maintient son offre, les dirigeants du tunnel sous la Manche, du port de Dunkerque et de celui de Calais (mais aussi Eurotunnel) pourraient trouver une raison de se rassembler. 


 

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