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Arques : un projet de culture intensive de tomates sort de terre

On connaissait Arques pour sa verrerie. Elle pourrait devenir aussi le pays de la tomate. Un projet de culture intensive est en train de voir le jour. Objectif : produire 6000 tonnes par an. Des tomates destinées à être consommées dans la région... 

Par Virginie Demange / Edouard Simon

Sous ces 9 hectares de serres, à partir de mi-mars, plus de boue sur ce terrain d'Arques (près de Saint-Omer - Pas-de-Calais) mais des tomates produites hors sol. Suffisamment pour fournir 10% de la consommation des habitants au Nord de Paris. Commencé début juin 2017, le chantier de cette zone de cultures sous serre devrait s'achever fin novembre.

Un circuit d'eau fermée pour le chauffage, pas de pesticides mais une prévention via des insectes, le site se veut respectueux de l'environnement, y compris pour l'arrosage, grâce aux eaux de pluie. "On récupère tout l'eau dans un grand bassin. Ensuite, on la pompe dans les citernes au milieu, explique Kevin Vandevale Gérant de "Les Serres des Hauts-de-France". Et puis on la chauffe et on arrose les plantes."

Arques : un projet de culture intensive de tomates sort de terre


Certains agriculteurs de la région s'inquiètent déjà de cette future production intensive hors saison. "Je trouve que c'est du développement économique donc on ne peut pas être opposé à du développement économique mais ça va brouiller la vision du consommateur sur la tomate produite en région, affirme Christian Durlin, président de la station expérimentale Pôle Légumes. On aura une production qui sera étiqueté "Hauts-de-France" mais avec des techniques de production belges, des schémas de comemrcialisation belges. Ce n'est pas tout à fait la production Hauts-de-France."


60 postes à pourvoir


Dans la région, chaque habitant consomme 7 kilos de tomates par an, été comme hiver, et fait bien attention à leur provenance. Le problème, souvent , c'est que les tomates qui viennent de loin sont cueillies vertes et souffrent de températures basses lors du transport. "L'ennemi du goût de la tomate ce n'est pas la culture sous serre, c'est la distance. Si vous cueillez les tomates à faible maturité afin de pouvoir les transporter loin, vous perdrez considérablement en qualité gustative. Si vous êtes proche de la zone de consommation, vous pouvez les cueillir à point et maintenir le goût initial", argumente dans Sciences et Avenir Jacques Ribaille, consultant de la coopérative Reo Veiling

Et puis le gérant l'assure, dans l'histoire, il sera le seul Belge. Les tomates seront françaises, tout comme les salariés. 30 postes en CDI et 30 postes saisonniers sont encore à pourvoir, destinés à des chercheurs d'emploi des Hauts-de-France.


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