"Enfin une bonne nouvelle" : 35 millions investis par de nouveaux actionnaires au capital de la verrerie Arc France

Le groupe Arc France qui emploie plus de 4 000 personnes à Arques, près de Saint-Omer, cherchait de nouveaux investisseurs. C'est chose faite, 35 millions d'euros vont être investis par deux nouveaux investisseurs soutenus par l'actionnaire majoritaire américain. Reportage.

À Arques, 9000 habitants, tout le monde connait les difficultés économiques de la cristallerie. L'arrivée de deux nouveaux investisseurs est pour beaucoup une bouffée d'oxygène.

Francis Couroulle, 35 ans d'ancienneté dans l'entreprise, partira à la retraite cet été. Pour lui, c'est une annonce inespérée. "Ça va permettre à l'entreprise de continuer son activité. Le contexte économique est difficile, précise-t-il, y compris pour les arts de la table"

Deux nouveaux investisseurs

Arc France, 4200 employés, est fragilisé par des commandes en baisse et une dette qui explose. L'entreprise, historiquement verrerie, leader mondial des arts de la table, sous pavillon américain depuis 2015, avait deux offres d'investisseurs. 

Elle a choisi celle de Patrick Cagni, un proche d'Emmanuel Macron. Ainsi qu'une autre, qui n'a pas été révélée. Les deux investisseurs entrent désormais au capital d'Arc France avec une participation à hauteur de 35 millions d'euros.

Une nouvelle organisation qui "marque un pas important vers la pérennisation du Groupe, et d’Arc France en particulier", selon le communiqué d'Arc. 

"Une bonne nouvelle"

Alors qu'un CSE, sans rapport avec l'actualité, se tenait ce jeudi 20 juin 2024 réunissant les syndicats d'Arc France à Arques, les responsables syndicaux ont commenté le communiqué diffusé, hier, par leur direction, annonçant l'entrée de deux nouveaux investisseurs avec 35 millions d'euros, au capital d'Arc.

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De nouveaux actionnaires pour Arc Franc ©France Télévisions J. Beaucamp et S. Gurak

"Enfin une bonne nouvelle", ont réagi les leaders syndicaux au cours d'une réunion informelle. Ils se sont dits soulagés par cet investissement.

"Nécessaire", mais "suffisant ?"

35 millions d'euros, une somme nécessaire mais insuffisante pour le syndicat Sud. Grégory Leblond. "Au vu de la dette, c'est un effacement d'une partie de la dette. C'est quand même encore infime par rapport à ce qu'on devrait avoir". La CGT, elle, préfère retenir l'attractivité retrouvée de l'entreprise. Frédéric Specque : "Aujourd'hui, je constate qu'il y avait deux projets. Je trouve que c'est un bon signal. Ça veut dire que l'usine intéresse des investisseurs". 

De leur côté, les salariés estiment que la nouvelle est encourageante mais se posent des questions à long terme. Des réponses attendues - aussi par les syndicats - qui seront reçus mardi 25 juin 2024 par la direction.

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