Les CRS chargés de surveiller la villa du couple présidentiel au Touquet vont être remplacés par des gendarmes mobiles. Leurs conditions de travail avaient été vivement critiqués par le syndicat Unsa.
On avait beaucoup entendu parler d'eux cet automne. Les CRS en poste devant la résidence secondaire du couple Macron au Touquet vont être remplacés par des gendarmes à partir du 20 février prochain, a confirmé auprès de France 3 Hauts-de-France la préfecture du Pas-de-Calais.
Un contexte de mécontentement
Ce remplacement intervient dans un contexte de mécontentement des CRS en question, qui se relaient tous les quinze jours. Au mois de décembre, les délégués syndicaux avaient réclamé l'installation d'un abri pour que ces équipes puissent se protéger de la pluie et du vent. Un de ces gardes statiques avait en effet frôlé la sanction de son commandement pour s'être abrité dans son véhicule lors d'une tempête.
Deux mois plus tôt, c'est la question du port d'armes qui avait semé la discorde. La direction de la police avaient retiré aux CRS en poste statique sur la voie leur fusils d'assaut et leurs gilets parre-balles, certains commerçants de l'artère s'étant plaints de leur côté anxiogène pour les clients. Le syndicat Unsa police avait dû batailler pour obtenir un recul de la préfecture sur cette mesure.
Cette décision "nous est tombée dessus", déplore un représentant SGP Force Ouvrière
La médiatisation de ces épisodes aurait irrité le président de la République, ce qui est peut-être en lien avec cette décision de la préfecture. C'est en tout cas ce que sous-entend le syndicat Unsa. Dans un communiqué, l'organsation ironise sur ce transfert de mission, avançant que les gendarmes mobiles seraient plus "dociles", car leur statut de militaire les empêche de se syndiquer. Vous pouvez lire le communiqué ci-dessous.
CRS GS Le Touquet : Fuyez le syndicat majoritaire qui baisse la tête. pic.twitter.com/xe7Z7OKsJz
— hurth (@unsadh) 8 février 2018
Du côté de la préfecture, on explique ce changement par "des heurts entre différentes communautés de migrants survenus à Calais le jeudi 1er février", qui auraient conduit le préfet Fabien Sudry à décider "d'un renforcement et un redéploiement des forces de sécurité présentes sur le Calaisis". Concrètement, la moitié des CRS sécurisant la villa présidentielle sera redéployée dans le Calaisis.