Coronavirus : "Il y avait trop d'émotion pour que je puisse écrire", raconte l'autrice Wimereusienne Rosalie Lowie

"Quand bruissent les ailes des libellules", le second roman de Rosalie Lowie sorti en janvier avait pris un bon envol. Depuis le début du confinement, les ventes se sont arrêtées mais la Wimereusienne espère retrouver ses lecteurs dès que les librairies pourront ouvrir à nouveau.

Depuis la mi-mars, les conseils de lecture, de travaux manuels, de recettes de cuisine fleurissent. Mais chacun aborde la période du confinement comme il peut et pour l'autrice Wimereusienne Rosalie Lowie, ce n'est pas propice à l'écriture : "Au début du confinement, il y a avait trop d'émotion. J'étais sidérée. Je n'étais pas capable de réfléchir et d'écrire quoi que ce soit. Je dois pourtant terminer la suite de 'Un bien bel endroit pour mourir' (publié chez Nouveaux auteurs), mon roman policier qui a obtenu le "Grand Prix Femme Actuelle" en 2017. Heureusement, mon éditrice est compréhensive ! Je m'y remets doucement".

 

3 ans pour écrire chaque livre


L'écriture n'est pas l'unique activité de Rosalie Lowie, venue s'installer à Wimereux il y a une vingtaine d'années. L'envie d'écrire sommeillait depuis longtemps, et la Côte d'Opale s'est alors imposée comme un personnage à part entière. Depuis elle partage son temps entre l'élaboration de ses fictions et son poste aux ressources humaines dans une entreprise d'emballage alimentaire de Boulogne.

Et pour bien séparer les deux univers, elle a choisit ce pseudonyme : "Rosalie, vient de mon arrière grand-mère qui m'appelait comme ça quand j'étais petite. Lowie, c'est le mélange de lettres de mon nom que l'on écorche souvent et le reste vient de Bowie ", s'amuse celle qui reconnait avoir mis au moins trois ans à écrire chacun de ses ouvrages. 
                                 
Mais le labeur a payé puisque son premier livre, un polar qui se déroule sur la Côte d'Opale, "Un bien bel endroit pour mourir", primé en 2017, s'est vendu à plus de 20 000 exemplaires. Et les ventes du dernier ouvrage, sorti en janvier avaient bien démarré : "Écrire, c'est une passion. Ce que j'ai vécu avec le premier roman, ce fut une merveille. Alors, s'attaquer à une nouvelle histoire, c'est plus difficile. "Quand bruissent les ailes des libellules" se déroule entre le Touquet et La Madelaine-sous-Montreuil sur deux époques, 1925 et 1997. Je ne voulais pas refaire un policier. Pour l'instant bien sûr la promotion s'est arrêtée. J'ai hâte que les librairies reprennent vie et j'espère rapidement retrouver mes lecteurs".

 

"On a besoin de retrouver un peu de liberté"


Les rencontres, c'est ce qu'apprécie Rosalie Lowie dans sa vie d'autrice : "Au cours des salons, j'ai croisé d'autres auteurs et avec certains d'entre eux nous avons noué des liens d'amitié. Avec Frank Leduc, Dominique Van Cotthem devenue ma meilleure amie, et Emilie Riger nous avons écrit "Un hôtel à Paris". Un recueil de quatre nouvelles policières. Une belle aventure à distance. Il devait sortir début avril mais ce n'est que partie remise."
 
Depuis le début du confinement, Rosalie Lowie n'a pas eu envie de lire. Aujourd'hui elle attend de retrouver un peu de liberté de mouvement et d'insouciance :  "J'espère pouvoir participer au salon du livre du Touquet à l'automne et j'ai également d' autres rendez-vous avec les lecteurs à Saint-Omer et à Mons ".
 
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