Affaire Bygmalion : le parquet demande le renvoi des mis en examen

Le parquet de Paris a requis le renvoi en correctionnelle des mis en examen dans l'affaire Bygmalion. Cela concerne Jérôme Lavrilleux, ancien conseiller général de l'Aisne, ainsi que l'axonais Bastien Millot, conseiller municipal à Séry-lès-Mézières (02).

"Le parquet demande le renvoi de tous les mis en examen" a affirmé une source proche du dossier à l'AFP. Ceux-ci sont au nombre de quatorze, dont deux conseillers de l'Aisne : Bastien Millot, conseiller municipal à Séry-lès-Mézières et cofondateurs de la société Bygmalion, ainsi que Jérôme Lavrilleux, ancien conseiller général de l'Aisne et déput européen. 

Jérôme Lavrilleux, le confesseur

Souvenez vous, Jérôme Lavrilleux est celui qui a contribué à révéler le scandale, il y a deux ans, lors d'une mémorable confession télévisée. Le 26 mai 2014, le député européen, dont l'immunité a depuis été levée, avait révélé le recours à un système de fausses factures. Mis en place dans un but : imputer des dépenses à l'UMP pour les sortir du budget officiel de la campagne, afin qu'il reste dans les limites autorisées (22,5 millions d'euros) et ne soit pas rejeté, ce qui a quand même été le cas. 

Bastien Millot, le récidiviste


L’ancien patron de la société de communication a lui été mis en examen par les juges d'instruction en septembre 2015 pour "complicité de financement illégal de campagne électorale" et "complicité d’escroquerie". En dehors du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy, Bastien Millot est également mis en examen dans une autre affaire concernant des soupçons de favoritisme sur des contrats payés par France Télévisions à Bygmalion.

Une affaire de fausses factures

L'enquête portait à l'origine sur des fausses factures présumées émises pour un montant de 18 millions d'euros par la société Bygmalion pour couvrir des dépassements du budget de la campagne 2012. Elle a été élargie en octobre à d'autres dépenses de l'ex-UMP d'un montant de 13,5 millions d'euros.

Le chef de financement illégal de campagne électorale est passible d'une peine de 3750 euros d'amende et d'un an de prison.