Le 24 juillet dernier, Cheryl accouche d'une petite fille morte née à l'hôpital de Reims où le CH de Laon l'avaient transférée. Avec son compagnon, elle a déposé un recours devant le tribunal administratif pour savoir pourquoi la césarienne préconisée par les médecins axonais n'a pas été pratiquée.
Le 23 juillet, Cheryl part avec son compagnon en urgence au centre hospitalier de Laon: enceinte de 28 semaines, elle fait une hémorragie intra-utérine.
Un décollement du placenta est diagnostiqué. L'hôpital de Laon ne prenant en charge que les grossesses à partir de 32 semaines,la jeune femme est transférée au CH de Reims. Selon Cheryl, le médecin axonais aurait préconisé à ses confrères rémois de lui faire une césarienne dès son arrivée.
Ce n'est pourtant pas ce qui s'est passé. Arrivée à Reims vers 22h45, Cheryl est installée dans une chambre avec un monitoring qui surveille les battements de coeur de l'enfant. Mais pas de césarienne.
A 3h, une infirmière vient lui enlever le monitoring avant de lui apprendre 1h30 plus tard que la petite fille qu'elle attendait avait cessé de vivre in utero et qu'elle allait devoir accoucher de son enfant sans vie par voies naturelles. Ce qui n'arrivera que 19h plus tard.
Aujourd'hui, la jeune femme de 28 ans qui vit à Bucy-lès-Pierrepont dans l'Aisne avec son compagnon et leur petite fille de 4 ans a décidé de déposer une recours devant le tribunal administratif: elle veut en effet savoir pourquoi les préconisations du médecin de Laon n'ont pas été suivies.
La seule explication qu'elle a pu avoir des soignants de Reims, c'est que son bébé n'était pas viable.
Une situation d'autant plus douloureuse pour ce couple: le 21 juillet 2013, ils avaient déjà perdu un bébé, 3 jours avant le terme de la grossesse de Cheryl.
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