Compiègne (60) : le cellograff ou le street art, version jetable

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Le graffeur Kanos, reconnu dans le monde du street art, travaille sur un support inhabituel, de grands panneaux de cellophane, baptisé le "cellograff". Ce concept simplissime a été inventé par l''artiste et son ami Astro en 2009 et en ont fait une marque déposée.

La technique du cellograff implique de bien connaître les inconvénients du support, comme le souligne Kanos : "Sa fluidité le rend très sensible au vent et son étanchéïté favorise les coulures". Par ailleurs, l'artiste y voit d'autres avantages : non seulement la transparence permet de nouveaux jeux graphiques mais les jeunes graffeurs peuvent s'exprimer partout, sans avoir à payer d'amende : "On crée son support, on ne le vole pas".

Le cellograff, un art éphémère

Au contraire du street art traditionnel, les cellograffs disparaissent aussitôt terminés. Plus question de reléguer les oeuvres dans des galeries ou des musées comme c'est le cas depuis quelques années. Le street art revient à ses origines ...la rue. 

Et pour ne pas tomber dans l'oubli, la vie des oeuvres se prolonge sur le web à travers des photos et des vidéos.
reportage de Stanislas Madej, Emilie Gouveia Vermelho et Léo Séglala avec Kanos, graffeur ; Hervé Leblond, commerçant compiégnois




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