C'est officiel : le groupe belge Punch Metal International a décidé de ne pas poursuivre son projet de reprise de Juy, spécialisée dans la tôlerie industrielle. Il reste 8 jours aux 117 salariés pour trouver un repreneur et sauver leur emploi.
La nouvelle est tombée hier, 5 mars 2013 : leur patron belge fait marche arrière, 1 an après la reprise.
Punch Metal International avait promis faire repartir l'activité de l'entreprise et de conserver les 117 salariés de Crépy-en-Valois.
En échange de ce projet, l'Etat avait versé 1,4 millions d'euros d'aide à la reprise.
Finalement, Punch Metal International avait fait placé la tôlerie en redressement judiciaire. Une période d'observation avait été mise en place jusqu'au 13 mars pour permettre à la direction de trouver des solutions.
Finalement, le groupe a annoncé ne pas vouloir aller plus loin : l'argent a été encaissé et l'entreprise risque de fermer.
Car s'ils veulent sauver leurs emplois, les Juy ont 8 jours pour trouver un repreneur: dans le cas contraire, le 13 mars prochain, le tribunal de commerce pourrait prononcer la liquidation judiciaire de l'entreprise et 117 salariés seraient au chômage.
L'Etat, par la voix du sous-préfet de Senlis, a réclamé le remboursement des aides publiques perçues par le groupe de Guido Dumarey.
Mais cela ne change pas grand'chose pour les Juy : ils ont 8 jours pour se sortir de cette situation et trouver un repreneur.
Les salariés, encore sous le choc, se sont regroupés depuis ce matin devant leur usine de Crépy en Valois :