Pontpoint (60) : le jeune Louis a-t-il été assassiné ?

Un reportage de Laurent Pénichou, Aurélien Barège et Pierre-Olivier Pappini ; avec Sylvie Kellens, maman de Louis

Il y a 3 ans, le jeune Louis Greth, 14 ans, est retrouvé pendu chez lui. Rapidement, les forces de l'ordre estiment qu'il s'agit d'un suicide. Invraisemblable pour sa mère, qui croit en la piste de l'assassinat et tente désespéremment de faire avancer l'enquête.

Le drame s'est produit l'après-midi du samedi 23 novembre 2013, à Pontpoint, dans l'Oise. Louis Greth, 14 ans, a prévu d'aller chez un ami, mais la mère de son ami a un empêchement et doit passer plus tard, vers 16 heures.

Louis décide alors de partir promener son chien, pour aller nourrir sa chèvre, dans la maison de sa grand-mère. Elle est décédée quelques semaines plus tôt. L'histoire de Louis s'arrête là. Quelques minutes plus tard, la mère de Louis arrive, trouve le portail grand ouvert. Elle traverse la cour, passe par le garage couvert et trouve son fils pendu, les pieds par terre. 
Les pompiers arrivent à 15h23 et constatent la mort de son fils à 16h10.

La camionnette et les doutes


Dès le lendemain, des proches ont des doutes et en font part à sa mère. Une amie déclare avoir vu – sur les coups de 14h45/55 - une camionnette blanche, coffre ouvert. Elle a cru qu’ils déménageaient les meubles de la grand-mère décédée, ce qui n’était pas le cas.

Les premiers éléments


Sur le moment, le médecin n’a pas constaté les traces que portait Louis et les lieux n’ont pas été mis sous scellés. L'enquête va en pâtir. Louis est en effet exhumé plusieurs jours après l’enterrement : impossible de trouver des traces ADN.

L’autopsie révèle que les traces peuvent correspondre à une mort par strangulation. Ses lunettes cassées et les médecins constatent une griffe au niveau du nez, ainsi qu'une brûlure de cigarette sur le bras gauche. Louis a saigné du nez, le bout de ses doigts est égratigné.
Et si des allumettes ont trouvées sur les lieux, elle n'ont pas été mises au dossier.

L’enquête piétine


Dans un premier temps, la Brigade de Pont-Sainte-Maxence croit à un suicide. Puis c'est la brigade de recherches de Senlis qui reprend l'affaire, à partir du moment où la présence de la camionnette est dévoilée.

Pour l'avocate de la famille, Me Murielle Bellier, il s'agit pourtant d'un meurtre. Sylvie Kellens, la maman de Louis, signale plus d’une dizaine de cambriolages dans le secteur, dans des fermes, à la même période. L'instruction est ouverte à Senlis, mais piétine. 

Marche blanche


Pour que son fils ne soit pas oublié et que l'enquête se poursuive, Sylvie Kellens a décidé d'organiser une marche blanche ce samedi après-midi. A partir de 14h30, familles, amis, ont prévu de se rassembler au 109 rue basse à Ponpoint, dans l'Oise.