Un avocat condamné en 2015 à 2.000 euros d'amende pour avoir envoyé des textos à l'un de ses clients, qui se trouvait en prison, a été relaxé lundi par la cour d'appel d'Amiens
"La cour a considéré que le jugement de première instance devait être infirmé. William Julié a été relaxé sans aucune difficulté procédurale ultérieure parce que le parquet lui-même a requis la relaxe", a affirmé Me Hubert Delarue.En septembre 2015, le tribunal correctionnel de Compiègne avait condamné cet avocat parisien à 2.000 euros d'amende.
"Au bénéfice d'une question prioritaire de constitutionnalité, il a été considéré que le fondement du texte qui avait justifié la condamnation de M. Julié était contraire à la constitution", a expliqué Me Delarue.
William Julié avait envoyé quelques textos à l'un de ses clients qui se trouvait à la maison d'arrêt de Liancourt, "qui consistaient à dire qu'il était débordé, qu'il ne pouvait pas aller le voir en prison et que ce serait sa collaboratrice qui allait assurer sa défense".
"Il faudra qu'un jour la justice se mette au goût du jour des moyens de communication modernes vu le temps qu'on perd parfois dans les maisons d'arrêt pour faire passer des messages d'administration judiciaire", a estimé Me Hubert Delarue.