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Romain Joron (PS), député suppléant de Barbara Pompili (EELV), déjà accusé de “magouille”

Romain Joron faisait ses premiers pas à l'Assemblée nationale, le 17 février 2016. / © France 3
Romain Joron faisait ses premiers pas à l'Assemblée nationale, le 17 février 2016. / © France 3

Destiné à remplacer Barbara Pompili au poste de député, Romain Joron envisage d'intégrer le groupe écologiste à l'assemblée tout en travaillant au quotidien avec les députés socialistes. Des adversaires politiques y voient une "magouille" motivée par l'argent.

Par Mickael Guiho

Le 12 mars prochain, Romain Joron, le suppléant de Barbara Pompili à l'Assemblée nationale deviendra officiellement député de la Somme (2e circonscription), l'élue écologiste ayant rejoint le gouvernement. Mais dans quel groupe politique siègera-t-il : celui des écologistes (où était Barbara Pompili) ou celui des socialistes (Romain Joron est membre du PS) ?

L'intéressé se pose la question... et récolte une volée de bois vert.

Un socialiste dans le groupe écolo. Pourquoi ?


Privé de Barbara Pompili, le groupe écologiste à l'Assemblée nationale ne compte plus que 17 députés. Il en faut 15 pour former un groupe. Il suffirait que trois d'entre eux claquent la porte et le groupe serait dissout. Les élus perdraient alors du temps de parole, des indemnités (qui permettent de se payer des collaborateurs notamment), leurs bureaux et salles de réunion,...

Un risque que Romain Joron veut prendre en compte : "Le groupe écologiste est fragile. Si je siégeais dedans, ce serait pour raison technique, pour qu'il conserve ses moyens. Et je continuerais à participer aux réunions du PS, je suis attaché à mon parti. C'est seulement une question d'équilibre politique."

Déjà des critiques sur Twitter


En apprenant par voie de presse ce que Romain Joron envisage, Fabien Hecquet, collaborateur d'élus centristes, lance une première attaque politique sur Twitter : rejoindre le groupe écologiste ne serait "Pas un choix "technique" (mais) une affaire de sous".


Hubert de Jenlis, premier vice-président du conseil départemental de la Somme, lui emboîte le pas en dénonçant une "magouille" et de "petits arrangements entre amis".



"Rien n'est fait, loin de là !"


Ces premières critiques ne sont pas arrivées dans l'oreille d'un sourd. Romain Joron dit "consulter" et se donne jusqu'à la fin de semaine prochaine pour prendre sa décision. "Le fait qu’on me reproche de faire de la tembouille pèse dans la balance, je n'ai pas envie de commencer un mandat avec un truc désagréable sur le dos, même si, pour moi, ça pourrait être très simple", regrette l'élu amiénois.

Proviseur adjoint au lycée professionnel Montaigne à Amiens, membre de la CGT et proche du premier secrétaire fédéral PS de la Somme Philippe Casier, Romain Joron dénonce les mécaniques de la sphère politico-politicienne : "Le monde politique interprète tout, je le découvre un peu, je suis nouveau, faut que je m’arme un peu face à tout ça."

Interview de Romain Joron, le suppléant de Barbara Pompili
Jeudi 17 février, Romain Joron parlait humblement de son arrivée à l'Assemblée nationale. Propos recueillis par Arrantxa Belderrain.

Effet papillon ?

En 2012, les instances nationales du Parti socialiste et d'Europe-Ecologie-Les-Verts ont fait alliance pour les élections législatives. Dans la deuxième circonscription d'Amiens, cela s'est traduit par un ticket Barbara Pompili (EELV) / Romain Joron (PS). S'il avait été le suppléant d'un(e) candidat(e) du même parti que lui, le nouveau député aurait sans doute moins de questions à se poser aujourd'hui...

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