Histoires 14-18 : les chars français

© - Pathé Gaumont
- BDIC – Fonds Valois
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Par France 3

Le chemin des Dames, dans notre mémoire, c’est le carnage de l’infanterie. Mais on oublie que les Français testèrent une arme nouvelle, ici à Berry au Bac, le 16 avril 1917 : le char d’assaut. Les Britanniques avaient dévoilé cette botte secrète pendant la bataille de la Somme. La stupeur passée, les Allemands réfléchirent à une parade. Trop lents, trop lourds, les blindés français furent décimés.

"L’artillerie spéciale", c’est ainsi qu’est nommée la nouvelle arme. Son plus ardent défenseur est le général Estienne… que l'on surnommera le père des tanks.  Estienne se bat contre une administration sceptique et les français aiment se compliquer la vie. A son grand désarroi, deux modèles sont fabriqués pour faire jouer la concurrence. Le Schneider et le Saint-Chamond. Le premier pèse 14 tonnes et le second , 23. De plus, ses chenilles sont trop petites. On le surnomme l’éléphant aux jambes de gazelle.

Histoires 14-18 : les chars français
Source archives : - Pathé Gaumont - BDIC – Fonds Valois  - France 3 - D. Patinec

Le 16 avril, 128 chars Schneider sont engagés. L’infanterie doit conquérir les deux premières lignes, mais elle est stoppée par les tirs ennemis. Venus au soutien, les blindés sont pilonnés par l’artillerie allemande. Nombre d’entre eux sont des cibles faciles : ils tombent en panne ou s’enlisent dans les trous d’obus et les larges tranchées creusées par l’ennemi, sans compter que les bidons d’essence supplémentaires dont on les a garnis s’enflamment !!

Le 5 mai, les chars sont à nouveau utilisés à Laffaux, cette fois-ci avec plus de succès. L’attaque a été mieux coordonnée pendant qu' Estienne, lui, parie déjà sur de nouveaux blindés plus légers. Ces chars Renault accompagneront l’infanterie vers la victoire en 1918.


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