La possible exclusion de Gérald Darmanin ne fait pas l'unanimité chez Les Républicains

Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin pendant une conférence de presse, le 6 juillet. / © Martin BUREAU / AFP
Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin pendant une conférence de presse, le 6 juillet. / © Martin BUREAU / AFP

Le parti Les Républicains a laissé huit jours à Edouard Philippe, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, Franck Riester et Thierry Solère pour s'expliquer avant de les exclure. Une décision qui divise, même parmi les cadres du parti.

Par Quentin Vasseur

"Grotesque" commentait ce mercredi matin le député des Hauts-de-Seine Thierry Solère. Comme lui, quatre autres Républicains ont huit jours pour s'expliquer sur leur rapprochement avec Emmanuel Macron.

Les purges je pensais que c'était chez les Staliniens


Parmi eux, le Premier ministre Edouard Philippe ou bien le ministre des Comptes publics et ex-maire de Tourcoing Gérald Darmanin.

"Les purges je pensais que c'était chez les Staliniens" a commenté ce mercredi midi le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, "pas chez les Gaullistes, pas chez les Républicains"

Xavier Bertrand : "Les purges je pensais que c'était chez les Staliniens"


"Gérald Darmanin c'est mon ami" a commenté  qui dit "mettre de côté l'amitié" dans son jugement. "Est-ce qu'on a exclu à l'époque Charles Pasqua, Philippe Séguin quand ils ont voté contre Maastricht ?" demande le président du conseil régional. 

La comparaison avec les purges staliniennes est forte, mais Christian Estrosi n'en dit pas moins. "J'avais dit au mois de juin que l'idée selon laquelle le parti se renforce en s'épurant, c'est une vieille thèse staliniennea déclaré le maire de Nice.

Une "attitude sectaire" pour Estrosi


Mardi soir, lors du vote au bureau politique de LR réunissant une cinquantaine de personnalités, Christian Estrosi avait été le seul à voter contre l'exclusion - par la suite assortie d'un sursis de huit jours - de Gérald Darmanin.

L'ancien président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, qui dénonce "une attitude quelque part sectaire" et "une "soif de vengeance"; appelle à "faire preuve d'humilité".

 

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