Retraites : Jean-Paul Delevoye a aussi “oublié” de signaler un poste bénévole à la Fondation SNCF

© ERIC FEFERBERG / AFP
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Le Nordiste qui a piloté le projet de réforme des retraites siégeait depuis 2016 au conseil d'administration de la Fondation SNCF.

Par Quentin Vasseur avec AFP

C'est un oubli qui ne risque pas d'apaiser la colère des cheminots, particulièrement engagés dans la grève contre le projet de réforme des retraites : le site Capital révèle ce vendredi que Jean-Paul Delevoye avait "oublié" de signaler un poste bénévole au sein du conseil d'administration de la Fondation SNCF.
 

L'ex-maire de Bapaume siégeait en effet depuis début 2016 au sein de cette fondation, qui orchestre les opérations de mécénat du géant ferroviaire. Un poste non-rémunéré, certes, mais qui ne figurait pas dans sa déclaration d'intérêts et d'activités

 

Une action "très éloignée des questions de retraite"


"Le conseil d’administration dure en moyenne 2 heures et demi. Jean-Paul Delevoye y siège de façon totalement bénévole, et nous apporte beaucoup par ses grandes compétences et sa générosité" a indiqué à Capital une source interne à cette fondation, qui ajoute que "la réforme des retraites n’a jamais été évoquée lors des réunions. Jean-Paul Delevoye était vraiment là pour aider, et il n’avait aucun contact avec la direction de la SNCF par ailleurs".
 

La SNCF elle-même a également confirmé l'information à l'AFP, précisant que "l'action caritative est très éloignée des questions de retraites ou de régime spécial des cheminots".

 

Les ennuis s'accumulent


Le Nordiste est dans la tourmente : accusé de conflits d'intérêt avec les assurances, cumul de fonctions interdit par la Constitution... Fragilisé par les récentes révélations, Jean-Paul Delevoye n'excluait d'ailleurs pas de démissionner, ce vendredi dans un entretien accordé à Libération.
 

"Ce n'est pas à moi de juger mais si j'estimais, à un moment, que je suis devenu un sujet de fragilité, j'en tirerais les conséquences car (...) le projet est plus important que la personne" avait notamment assuré le haut-commissaire.
 

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