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Sida dans les Hauts-de-France : évolution des profils et du mode de contamination

Unite mobile de depistage du VIH / © Bruno Levesque / IP3 PRESS/MAXPPP
Unite mobile de depistage du VIH / © Bruno Levesque / IP3 PRESS/MAXPPP

Comme chaque année depuis 1988, le 1er décembre est l'occasion de faire le point sur la lutte contre le virus du sida. Les Hauts-de-France sont relativement épargnés avec des indicateurs situés sous les niveaux nationaux. Toutefois, le diagnostic survient souvent bien trop tard.

Par Célia Mascre

En 2015, le nombre de personnes domiciliées dans la région ayant découvert leur séropositivité s’élève à 46 par million d’habitants contre 89 dans l’Hexagone. Ce chiffre est stable depuis 2006.

On peut affirmer qu'en ce qui concerne le VIH et le sida, les Hauts-de-France sont relativement épargnés, tant en regard des découvertes de séropositivité, que des diagnostics du sida, des admissions en affection de longue durée et de la mortalité avec des indicateurs plus bas que ceux du niveau national.


L'Oise, le Nord et le Pas-de-Calais davantage concernés


Toutefois, quelques disparités géographiques s’observent avec notamment le département de l’Oise qui est le plus concerné par les admissions en ALD. Cela est dû probablement à la proximité géographique avec l’Île-de-France. Mais encore une fois, les indicateurs isariens restant sous les niveaux nationaux.

Si l'on compare les anciennes régions, on remarque que dans l’ex-région Nord-Pas-de-Calais, ce nombre est légèrement supérieur à celui observé dans l’ex-Picardie.

Des disparités sont également relevées entre les différents départements concernant le genre, le mode de contamination et l’origine géographique des personnes nouvellement diagnostiquées et suivies. 

Concernant le diagnostic de l’infection par le VIH, encore trop de découvertes le sont à un stade avancé, que ce soit dans l’ex-Nord-Pas-de-Calais ou l’ex-Picardie. 


Les hommes entre 25-49 ans surreprésentés


Dans la région en 2015, l’âge médian des cas reste stable (35  ans en 2015 contre 36 ans sur la période 2003-2014). La classe d’âge des 25-49 ans demeure majoritaire et représente 63 % des cas (71 % en 2003-2014). 

De même, sur l’ensemble de la grande région des Hauts-de-France, la proportion d’hommes ayant découvert leur séropositivité est plus importante en 2015 (85 %) que sur la période 2003-2014 (71 %). Au niveau départemental, entre 2011 et 2015, c’est dans le Nord et le Pas-de-Calais que sont observées les proportions les plus élevées de personnes de sexe masculin (respectivement 78 % et 88 %).


Dans les départements de l’ex-région Picardie, la proportion de femmes est par contre plus importante et stable (34 %, 39 % et 40 % respectivement dans l’Aisne, la Somme et l’Oise).

Tandis que les rapports hétérosexuels représentaient le mode de contamination le plus fréquent entre 2003 et 2004, ce sont, à partir de 2007, les rapports homosexuels qui deviennent le mode de contamination le plus fréquent.

Le dépistage, comment ça marche ?

► Quand faire le test de dépistage du VIH ?

Si moins de 48h se sont écoulées depuis la prise de risque (rupture de préservatif par exemple), vous pouvez bénéficier d'un traitement post-exposition qui peut vous éviter d'être infecté. Il vous sera prescrit et délivré aux urgences de n'importe quel hôpital. Plus d'info en cliquant ici)

Si plus de 48 heures se sont écoulées depuis la prise de risque, il faut attendre six semaines pour faire un test de dépistage "classique" et trois mois pour un test rapide. Il est parfois possible de réaliser le test "classique" seulement 15 jours après la prise de risque mais, dans ce cas, le résultat obtenu ne sera pas fiable à 100%.


► Le faire régulièrement
En France, les autorités de santé recommandent un dépistage du VIH/sida annuel :
- chez les gays et tout homme ayant des pratiques homosexuelles ;
- chez les usagers des drogues (injections intraveineuses, pailles de sniff, etc.) ;
- chez les personnes multipartenaires originaires d’Afrique subsaharienne et des départements français d'Amérique (Antilles, Guyane).


► Plus tôt on sait, mieux c'est. La primo-infection
Si on est infecté par le VIH, il y a une première phase qu'on appelle la primo-infection. Elle se déroule entre 2 et 8 semaines après la contamination. Peut-on s'en apercevoir ? C'est possible mais pas toujours. Le premier signe, c'est de la fièvre, au moins 39°C (chez 90% des personnes). Parfois  une pharyngite, de la fatigue, des courbatures, éruption cutanée momentannée.

Pendant la primo-infection, le virus se répique très rapidement dans le corps. C'est la période où l'on peut le plus transmettre son virus au partenaire. D'où l'intérêt de savoir où on en est pour éviter ce risque, par exemple en commençant un traitement anti-VIH. On sait aussi désormais que commencer un traitement durant cette période a un impact favorable sur l'évolution de la maladie. 

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