• MÉTÉO
  • VOS RENDEZ-VOUS
  • SPORT
  • DÉCOUVERTE
  • FAITS DIVERS
  • POLITIQUE

Sidaction : la Picardie moins touchée mais près de 1.200 personnes suivies pour une infection par le VIH

Le 25e Sidaction débute ce vendredi 5 avril. / © Sébastien Jarry / Max PPP
Le 25e Sidaction débute ce vendredi 5 avril. / © Sébastien Jarry / Max PPP

Le 25e Sidaction débute vendredi 5 avril. En Picardie, les chiffres sont inférieurs à la moyenne nationale et constants mais près de 1.200 personnes sont tout de même suivies pour une infection par le VIH.

Par Aurélia Abdelbost

Le Sidaction 2019 est lancé, en France, une personne est contaminée toutes les heures et demi, par le virus du sida, soit 6.000 par an. Pour ce qui est de la Picardie, les indicateurs sont bien inférieurs aux moyennes nationales mais elle n'est pas pour autant totalement épargnée.

Les derniers chiffres publiés sur le virus du sida en Picardie datent de 2014 mais restent constants. Le taux de diagnostics de sida est estimé à 5 cas par million d’habitants, un taux trois fois inférieur à celui observé en France. Et la proportion de sérologies positives (soit d'anticorps spécifiques) pour 1.000 tests effectués était estimée à 1,0 en 2014.

Cette proportion est deux fois inférieure à celle retrouvée au niveau national. Ceci dit, le nombre de personnes suivies pour une infection par le VIH dans les établissements hospitaliers de Picardie est de près de 1.200 patients.
 

59% des patients sont des hommes

Les hommes représentent 59 % des patients suivis pour une infection par le VIH dans les établissements hospitaliers de Picardie. La majorité est âgée de 30 à 49 ans. 
 
 

Mortalité plus haute chez les femmes en Picardie

Chez les hommes, la mortalité par sida est plus faible en Picardie (0,4 décès pour 100 000 hommes) qu'au niveau national (1,0 décès pour 100 000 hommes). Néanmoins, pour les femmes, le taux picard est au niveau du national, soit 0,3 décès pour 100 000 femmes.

Après avoir progressé jusqu’en 1993-1995, les taux de mortalité par sida diminuent fortement en Picardie. Mais pour près d’un quart des patients, le dépistage de leur séropositivité a été effectuée à un stade tardif, ce qui est réprésentatif d'un manque d'information. Les jeunes sont particulièrement touchés car ils se sentent moins concernés. 
 


Quand se faire dépister ?

Un traitement préventif pour éviter la contamination par le VIH existe, il s'agit du PrEP. Il doit être pris, soit tous les jours, soit avant et après un rapport à risque. 

Si plus de 48 heures se sont écoulées après le rapport à risque, il faut attendre six semaines pour faire un test de dépistage classique et trois mois pour un test rapide. L’autotest VIH est vendu en pharmacie, tout test positif doit être confirmé par un test de dépistage effectué dans un laboratoire d’analyses médicales.




 

RC Lens - Clermont 1-0

Les + Lus