Jean Castex à l'Etang Saint-Ladre : "Ici ce n'est pas l'homme contre la nature ou inversement, c'est une conciliation"

En déplacement dans la Somme, le premier ministre, Jean Castex, accompagné de la ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, a tenu à citer en exemple le travail fait autour de la réserve naturelle de l'Etang Saint-Ladre située non loin d'Amiens.
 
Le premier ministre, Jean Castex, doit notamment visiter la réserve naturelle de l'Etang Saint-Ladre située non loin d'Amiens.
Le premier ministre, Jean Castex, doit notamment visiter la réserve naturelle de l'Etang Saint-Ladre située non loin d'Amiens. © MICHAEL ESDOURRUBAILH / Maxppp
Jean Castex, accompagné de Barbara Pompili et du secrétaire d’Etat en charge de la ruralité Joel Giraud, a visité la réserve naturelle de l’Etang Saint-Ladre située sur la commune de Boves en cette matinée du samedi 22 août. "Cette sortie est l'occasion de venir voir un espace naturel magnifique, mais surtout de mettre en avant le travail des acteurs locaux pour illustrer ce que j’ai toujours pensé : que la conciliation entre la préservation de la biodiversité et des activités économiques et humaines (agriculture, tourisme, chasse, pêche) est possible", a soutenu le Premier ministre.
Un déplacement forcément symbolique puisque la réserve est devenue en 1979 le premier site picard à être classé réserve naturelle d’Etat.
 

L’écologie est l’affaire de tous et toutes partout et le point d’entrée ce sont les territoires. Il n’y a pas meilleure démonstration que ce qui a été fait ici et qui continue à être fait. Ici ce n’est pas l’homme contre la nature ou la nature contre l'homme, mais une conciliation. L’homme a sa place dans la nature. Il doit la respecter. C’est un sujet d’efficacité et de survie. Et je voudrais féliciter tous les acteurs investis en ces lieux.

Jean Castex, Premier ministre

Un appel à l'apaisement 

Après avoir affirmé, une nouvelle fois, que "la transition écologique" est "l'un des axes prioritaires de l’action gouvernementale", revenant en filigrane et sans les nommer sur les tensions qui animent chasseurs et militants écologistes, le Premier ministre a appelé à l'apaisement. "L’ambition la plus haute de nos sociétés démocratiques est de ne pas avoir à régler les conflits d'usage par le conflit, la violence (...) Parfois on n’est pas d’accord, on se bat, ce n’est pas possible. Il faut avoir des cadres, des lieux pour mettre à plat les choses."

Rappelons que les tensions ont notamment resurgi dernièrement après un rétropédalage du gouvernement sur l'utilisation de pesticides tueurs d'abeilles. Afin d'accompagner la filière de la betterave touchée par une épidémie de jaunisse, l'exécutif a accordé une dérogation à la filière pour l'utilisation de ces pesticides néonicotinoïdes.

Une décision soutenue par la ministre de la transition écologique, qui avait pourtant martelé lors d'un plaidoyer en 2016, l'importance qu'aucune dérogation ne soit accordée. "Quoiqu'il arrive, en 2020, c'est fini pour tous les néonicotinoïdes", avait-elle affirmé.
 

Les représentants de l’Etat ont ensuite pris la direction de Poix-de-Picardie pour une rencontre avec les élus de l'intercommunalité. Ces derniers ont présenté les projets du territoire tournés vers le développement durable (vélos, bus, covoiturage).
 
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