Coronavirus : dans la Somme, le ramassage scolaire s'adapte pour la rentrée des collégiens

L'épidémie de coronavirus a rendu cette rentrée du 1er septembre bien particulière. Dans la Somme aux alentours d'Amiens, le ramassage scolaire s'est adapté pour continuer à transporter les élèves et soulager les familles tout en respectant les consignes sanitaires.
Pour la rentrée, les collégiens samariens peuvent à nouveau jouir des transports scolaires pour aller en classe.
Pour la rentrée, les collégiens samariens peuvent à nouveau jouir des transports scolaires pour aller en classe. © Jérôme Arrignon / France Télévisions
Ils sont de retour à leur arrêt de bus, mais avec les masques. À Puchevillers, les collégiens attendent les transports scolaires pour gagner leurs établissements amiénois, à 20 kilomètres de là. Leurs habitudes ne semblent pas avoir été ébranlées par l'épidémie de coronavirus.

Continuer à soutenir les familles

Les familles sont soulagées. "Si le bus n’était pas là, j’étais obligé de prendre la voiture pour les emmener chacun leur tour, explique une maman de trois enfants scolarisés dans des établissements différents. Si deux d’entre eux commençaient à la même heure, j’étais obligée d’en amener un en retard !" Elle n'est pas inquiète pour les conditions d'accueil dans ces bus. "Les consignes sont bien respectées, ils ont tous leurs masques."

Si la distance de sécurité est difficilement applicable dans le bus bondé, les enfants montent tous à bord munis d’un masque et souvent à côté d'un ami qu'ils côtoient. Les conducteurs s'adaptent aussi. "Ça ne change pas grand chose, mis à part qu'on porte le masque et qu'on met à disposition un distributeur de gel hydroalcoolique," affirme Marie-Pierre Leroy, conductrice de car.

Adapter les comportements

Le transporteur a anticipé la rentrée depuis plusieurs semaines : les 300 cars de la flotte sont munis de bâches protectrices au niveau de la cabine conducteur et sont nettoyés chaque soir. "Tous nos conducteurs sont munis de masques en quantité, de gel, de solution nettoyante pour le véhicule et de gants. (...) Le soir, le conducteur percute un aérosol désinfectant pour nettoyer en profondeur les textiles," assure Martial Degrave, responsable marketing et commercial Transdev CAP. 

À l'intérieur, le port du masque est obligatoire à partir de onze ans et, même si elle est protégée par une bâche, Marie-Pierre Leroy préfère le garder. C'est plutôt la bâche qui l'encombre. "C'est pas super facile de conduire avec, ça colle un peu. (...) On va bien être obligé de s'adapter, on n'a pas le choix," confie la conductrice, qui n'hésite pas à dépanner les enfants qui se présentent sans masque à l'entrée de son véhicule.

"C’est un peu relou un peu mais on essaye de faire avec, confie un collégien. Par contre on nous oblige à mettre du gel à chaque entrée de classe, et ça c’est énervant !"
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