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A Crécy-en-Ponthieu, Pascaline cherche un financement pour créer une épicerie en vrac et itinérante

A 35 ans, Pascaline a décidé de changer de vie professionnelle et de monter une épicerie en vrac itinérante dans l'Oise. / © Peggy Pocheux
A 35 ans, Pascaline a décidé de changer de vie professionnelle et de monter une épicerie en vrac itinérante dans l'Oise. / © Peggy Pocheux

Il y a un an, Pascaline Maillet a eu l'idée de monter Du vrac dans le bocal, une épicerie en vrac itinérante dans le secteur de Crécy-en-Ponthieu dans la Somme. Mais son bugdet a augmenté avec l'achat du camion. Elle lance donc une campagne de financement participatif pour boucler son projet.

Par Jennifer Alberts


"J'ai eu du mal à trouver le camion le plus adapté. Je l'ai trouvé, mais à 3.500 euros de plus que prévu." Car ce camion, c'est le coeur du projet de Pascaline Maillet.

Gédéon, le camion plus cher que prévu


A 35 ans, cette ancienne responsable adjointe d'un magasin de jouets à Abbeville dans la Somme a décidé de changer de métier et de créer une épicerie en vrac itinérante là où elle habite, près de Crécy-en-Ponthieu dans la Somme. Et c'est à bord de Gédéon, son camion récemment dégoté que Pascaline sillonnera les routes de Picardie maritime.
 

"Je voulais revenir à des valeurs de travail plus proches des miennes, explique celle qui vient d'une famille d'agriculteurs et de petits commerçants. Au départ, je faisais des recherches personnelles pour modifier ma façon de consommer. Et j'ai découvert le vrac. C'est comme ça que j'ai eu l'idée de monter Du vrac dans le bocal. Ce n'est pas moi qui ai trouvé ma voie, c'est plutôt elle qui m'a trouvée !! "

Pas d'emballages


Le pitch du projet est simple : parcourir les routes du secteur de Crécy-en-Ponthieu, s'arrêter dans les villes et les villages et proposer aux habitants des produits locaux ou français en vrac. Pas d'emballage. Les clients devront venir avec leurs propres contenants ou avec ceux, recyclables, obtenus lors de leurs précédents achats.

Le budget initial était de 52.000 euros : 65% d'un prêt bancaire, à 17% d'un apport personnel et à 10% d'un prêt d'honneur. Mais l'achat de Gédéon le camion a fait grimper la note de 3.500 euros. D'où la campagne de financement participatif. "J'ai besoin de 4.500 euros en fait : les 1.000 euros de plus que le surcoût du camion me serviront à acheter une balance aux normes européennes et un moulin à café", explique Pascaline.

Une tournée dans 18 communes


Pascaline proposera des produits d’épicerie séche (pâtes, riz, farines, cafés, légumineuses, graines, biscuiterie salée et sucrée, bonbons vegan, mélanges de fruits secs, biéres...), des produits d'hygiène et d'entretien (savons, brosses à dents, oriculis, déodorants solides, dentifrice en poudre, savon de marseille en copeaux, bicarbonate, vinaigre blanc...) et des accessoires utiles à la réduction des déchets. Tous seront autant que possible éthiques et équitables, issus de l'agriculture biologique ou raisonnée.

Sa tournée la conduira sur les marchés d'une vingtaine de communes, les places des villages et les sorties d'Amap. Des lieux répartis sur 15 jours : "comme je vends des produits secs, il n'y a pas besoin d'en acheter chaque semaine, explique Pascaline. Pour le moment, j'ai obtenu des emplacements dans 4 communes. J'attends encore des confirmations de plusieurs mairies. Je fais mes demandes sur place : c'est plus sympa d'aller expliquer mon projet directement ! "
 
 

Début de la tournée en juin


Depuis son ouverture le 12 avril dernier, la cagnotte a déjà dépassé les 1.000 euros. "C'est déjà énorme ! ", se réjouit la jeune femme. Et si jamais elle parvient à récolter plus que les 4.500 euros initialement demandés, Pascaline pourra agrandir sa gamme de produits et même concevoir un site internet avec des livraisons chez des commerçants partenaires.

Si elle obtient la totalité du financement, Pascaline espère pouvoir débuter sa tournée en juin. "Comme je fais tout moi-même, j'ai pris un peu de retard. Mais c'est mieux pour éviter les coûts supplémentaires".


 

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