Le député de la Somme François Ruffin dévoile ses frais de représentation

Dans une vidéo publiée sur Twitter, le député La France Insoumise de la Somme François Ruffin détaille ses frais de représentation. Une sortie qui fait suite à une demande de l'Obs. Le journaliste en profite pour lancer une petite pique à la presse.

François Ruffin, le 16 novembre à l'espace Dewailly à Amiens.
François Ruffin, le 16 novembre à l'espace Dewailly à Amiens. © France 3 Picardie / B. Henrion
880 euros de maillots de foot, 569 euros de vêtements... François Ruffin détaille ses dépenses de représentation et de réception dans une vidéo de six minutes publiée sur ses réseaux sociaux. Un moyen de court-circuiter la presse, puisque sa vidéo fait suite à une demande de l'Obs qui souhaitait en faire sa couverture. 

"Je n'aime pas trop répondre à ces questions à la presse" commence celui qui est diplômé du Centre de Formation des Journalistes (CFJ). Dans cette vidéo, François Ruffin parle de "3150 euros de frais de représentation, soit 4,89% de mes frais d'AFM (Avances de frais de mandat)". 

"J'en avais marre de me faire foutre de ma gueule !"

Non sans ironie, le député de la Somme dévoile son premier poste de dépense qui n'est autre que... des "superbes" maillots de foot ! "On a une équipe de football de députés qui jouait, qui joue moins et ce serait bien qu’elle reprenne du service. On a eu pour 880 euros" détaille-t-il. Il évoque ensuite des dépenses comme des fleurs "pour les cérémonies comme le 14 juillet ou le 11 novembre", de l'essence, du maquillage et 569 euros de vêtements : "Au bout d'un an j'en avais marre de me faire foutre de ma gueule. Et donc je suis allé acheter une veste, une chemise et un pantalon pour avoir l'air normal à l'Assemblée", s'amuse-t-il. 
   

Le "délire des grands patrons" 

François Ruffin n'hésite ensuite pas à dresser un tacle envers les médias et les grosses fortunes : "On ne met pas la lumière au bon endroit. Elle derait être mise sur les actionnaires !". Il énumère ensuite les noms de Carlos Ghosn (ex-PDG de Renault), Guillaume Pépy (ex-PDG de la SNCF), Martin Bouygues, Serge Dassault ou encore Bernard Arnault (PDG LVMH), dénonçant "le délire des grands patrons". Il regrette : "cet argent qu'ils mettent dans leurs joujoux (yachts, avions, actions), ça pourrait servir pour les hôpitaux, aux écoles à la justice". "On peut dire que ce n'est pas de l'argent public, poursuit-t-il. Je ne suis pas d'accord ! C'est de la richesse à partager"

Pour terminer, le rédacteur en chef du journal Fakir, s'interroge : "Combien il va y avoir de couverture de l'Obs sur le délire des grands patrons ?". 
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