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Trois syndicats signent le plan social à la sucrerie d'Eppeville

La sucrerie d'Eppeville emploie 132 salariés permanents et 60 saisonniers. / © Auberie Perreaut
La sucrerie d'Eppeville emploie 132 salariés permanents et 60 saisonniers. / © Auberie Perreaut

Après plusieurs semaines de lutte et un projet de reprise avorté, les salairés de la sucrerie d'Eppeville (Somme), propriété du groupe allemand Südzucker, sont désormais fixés sur leur sort ce 17 juin.

Par Romane Idres

C'est officiel depuis ce 17 juin : on ne produira plus de sucre sur le site d'Eppeville. Il sera désormais consacré à des activités de stockage et de déshydratation. La nouvelle était tombée au mois de février, effrayant salariés et syndicats. 

Après plusieurs semaines de lutte, la Confédération générale des planteurs de betteraves avait proposé de reprendre l'usine. Une porte de sortie qui s'est très vite refermée : le groupe allemand Südzucker, maison mère de Saint-Louis Sucre, avait refusé ce projet, indiquant qu'il fallait freiner la production, dans un pays qui produit plus de sucre qu'il n'en consomme.

 


La direction a donc finalement proposé un plan social pour organiser l'arrêt de la sucrerie d'Eppeville, ainsi que celle de Cagny dans le Calvados, et leur transformation en sites de stockage. Un PSE signé par FO, la CGC et la CFDT, mais pas par la CGT. 


"Amortisseur social"


Le plan, qui devrait être mis en place d'ici 2020, prévoit de garder 47 salariés sur le site d'Eppeville (contre 132 actuellement), et d'en transférer 71 sur le site de Roye, à 35 kilomètres de là. 

"On peut dire qu'on est satifaits dans la mesure où on a obtenu un amortisseur social", explique Loïc Touzé, délégué syndical FO sur le site normand. D'après lui, il a fallu négocier pour obtenir des conditions acceptables pour les salariés samariens. "C'était hors de question qu'on signe un plan qui ne prévoyait rien pour les salariés d'Eppeville. On a fait une contre-proposition pour demander des aides à la mobilité, et la direction l'a acceptée."

Résultat : les salariés transférés à Roye toucheront une prime de 8 000 euros, et jusqu'à 14 000 euros s'ils habitent à plus de 40 kilomètres de Roye, pour compenser les frais inhérents aux trajets. 
 

Des aides pour l'avenir


Ceux qui ne souhaitent pas aller à Roye seront, eux, licenciés économiques. Ceux qui ont un projet professionnel pour la suite auront accès à des financements, et les autres auront droit à des congés de reclassement allant jusquà 18 mois pour les séniors, pour leur permettre de retourner sur le marché du travail. 

D'après le délégué syndical CGT Régis Grost, "sur Eppeville, dans l'ensemble, les gens sont satisfaits." Si son syndicat est le seul à ne pas avoir signé le plan social, c'est parce qu'il considère que d'autres sites français sont lésés. "C'est un PSE global, et certains sites n'ont pas obtenu ce qu'il fallait, c'est le cas par exemple à Marseille."

Une chose est sûre : à Eppeville, c'est une page qui se tourne. En 2020, la sucrerie aurait fêté ses 100 ans.

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