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Saint-Louis Sucre confirme le reclassement d'une partie des salariés d'Eppeville sur le site de Roye

Les salariés de la sucrerie d'Eppeville dans la Somme ont découvert ce mardi les modalités de leur reclassement sur le site de Roye. / © France 3 Picardie
Les salariés de la sucrerie d'Eppeville dans la Somme ont découvert ce mardi les modalités de leur reclassement sur le site de Roye. / © France 3 Picardie

Un comité central d'entreprise de Saint-Louis Sucre a eu lieu ce mardi 02 avril. Lors de cette première réunion, la direction a présenté son projet de réorganisation de la production et de reclassement des salariés du site d'Eppeville, dans la Somme.

Par France 3 Picardie


Après avoir annoncé la réorganisation de sa production en France le 14 février dernier, Saint-Louis Sucre a présenté son projet lors d'un comité central d'entreprise, à Paris, ce mardi 02 avril. A Eppeville, près de Ham, plus de 120 salariés sont concernés par le plan de reclassement. Les employés de la sucrerie devraient être mutés à Roye, à une vingtaine de kilomètres, tandis que les services annexes (laboratoire ou déshydratation de pulpe par exemple), soit une quarantaine de personnes, devraient rester sur place.

Au total, "76 salariés doivent être mutés sur le site de Roye au 1er mai 2020", indique Loic Touzé, délégué F.O travaillant à la sucrerie de Cagny (Calvados). Les sites de Cagny dans le Calvados et de Marseille sont également visés par cette restructuration et devraient donc fermer en 2020.
 

La procédure commencera officiellement le 25 avril et devra se terminer avant le 25 juillet 2019, selon le délégué syndical. Pour les employés concernés par la mutation à Roye, une offre devrait être faite en octobre 2019, après clôture de la procédure. "Si les salariés refusent cette mutation, ils seront licenciés avec les indemnités règlementaires, mais hors mesure exceptionnelle", précise Loic Touzé. Pour accompagner les salariés qui accepteront, "l'entreprise prendrait en charge pendant trois ans une partie des frais de déplacement et du maintien de leur salaire", ajoute-t-il.
 

Cette distance supplémentaire n'est pas négligeable souligne Régis Grost, le délégué syndical CGT et secrétaire du CE, interrogé par nos confrères de France Bleu Picardie : "Il faut prendre en compte l'impact sur la vie des gens. On rajoute 25 km de trajets, c'est du temps de déplacement plus important. Chez nous certains n'ont pas le permis, ils devront le passer. Ce n'est pas anodin, même pour la santé des gens, c'est plus de fatigue."

Pour David, mainteneur support qui vit à Saint-Quentin, aller jusqu'à Roye lui rajouterait une demi-heure de trajet, via des départementales, et il ne se voit pas "quitter la ville pour la campagne""Je me lève déjà à 3h, pour prendre mon poste à 5h. Et puis, on n'a aucune garantie que dans trois ans ils ne fermeront pas Roye. Aujourd'hui, c'est soit on accepte d'y aller, soit on démissionne", déplore-t-il. Selon le maire d'Eppeville Christophe Vassent, 50 salariés vivent dans le canton, les autres vivent plus loin, jusqu'à Laon dans l'Aisne.
 

Les salariés du site d'Eppeville devaient se réunir en fin de journée ce mardi pour faire le point avec les délégués syndicaux. Saint-Louis Sucre, filiale depuis 2001 de Südzucker, a décidé de réorganiser ses sites de production afin de faire face à la baisse des cours du sucre. 
 

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