La SNSM de Cayeux-sur-Mer en deuil depuis le drame des Sables-d'Olonne

Les recherches ont été abandonnées aux Sables-d'Olonne. Le marin sorti pêcher ce vendredi alors que la tempête Miguel frappait la France, n'a pas été retrouvé. Trois sauveteurs ont péri en tentant de l'aider. Ce drame touche les 8 000 bénévoles de la SNSM.

© Fr3 Picardie
Trois sauveteurs en mer sont morts vendredi 7 juin lors du passage de la tempête Miguel, alors qu'ils tentaient de porter secours à un pêcheur des Sables-d'Olonne (Vendée). Le marin sorti pêcher malgré les intempéries, n'a pas été retrouvé. Une telle tragédie n'est pas arrivée depuis 1986. Cinq marins de la station SNSM de Landeda avaient alors péri en mer, alors qu'ils essayaient de secourir les occupants d'un voilier, dans le Nord-Finistère. Ce drame touche les 8000 bénévoles de la SNSM, dont ceux du centre de Cayeux-sur-Mer (Somme). Parmi eux, Arthur Mulier. Le jeune sauveteur s'est engagé dans l'association il y a deux ans par passion pour la mer mais aussi pour l'organisation bénévole. "L’envie de secourir, l’envie de porter assistance aux personnes en danger, l’envie de donner de son temps pour aider les autres, c’est très important ici à la SNSM" explique le jeune homme, conscient malgré tout de la dangerosité de sa mission. "À chaque fois que l’on sort en mer, que ce soit un sauveteur en mer ou un plaisancier, on part toujours avec une appréhension. On ne peut pas partir absolument serein en mer. C’est quelque chose qui est fondamental. On a toujours cette appréhension de sortir, que ce soit par petit temps ou par gros temps, de jour ou de nuit, on a toujours cette appréhension derrrière qui nous rappelle que la mer est beaucoup plus forte que nous" avoue-t-il.   

Ce samedi matin, la SNSM de Cayeux-sur-Mer recevait une dotation en matériel de secours de la part d'une association cayolaise : des lampes frontales et un téléphone à coque.
La station compte à ce jour, 22 bénévoles, dont 13 opérationnels, joignables 24h sur 24 pour partir en mer. 

Les dons sont d'autant plus nécessaires que l'équipement d'un sauveteur coûte 2000€.
Chaque année, des dizaines de personnes sont secourues par la SNSM en Baie de Somme. À l'approche de la saison estivale et des grandes marées, Arthur Mulier tient à rappeler une seule chose : "Le seul numéro d'urgence en mer dès lors que vous êtes témoin ou victime d'un accident en mer, depuis un téléphone portable, c'est le 196 et c'est le seul et l'unique numéro auquel vous pouvez faire appel pour avoir une demande d'assistance en mer".
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
baie de somme sécurité société