Thalys : "Je pensais que j'allais mourir", explique le rescapé franco-américain Mark Moogalian

Publié le Mis à jour le
Écrit par avec AFP

Mark Moogalian, le Franco-américain blessé par balle dans le Thalys Amsterdam-Paris la semaine dernière, a confié samedi avoir vu sa dernière heure arriver lors de l'attaque menée par un jihadiste présumé.

Après avoir été blessé par balle au niveau du thorax, le passager du Thalys s'est retrouvé au sol. "J'ai fermé les yeux, j'ai attendu quelques secondes et puis j'ai rouvert les yeux juste à temps pour voir deux personnes qui sont venues presque en sautant vers le tireur", a expliqué M. Moogalian au cours d'une interview diffusée lors du journal télévisé de TF1 et réalisée dans sa chambre d'hôpital au CHRU de Lille.



"A ce moment j'avais l'espoir de nouveau, j'ai pensé que les gens peut-être au moins ne sont pas tués, mais moi je pensais que j'allais mourir", a dit M. Moogalian, 51 ans. Lors de sa conférence de presse mardi, le procureur de la République à Paris, François Molins, avait rangé Mark Moogalian parmi les passagers qui avaient "aidé" les Américains Spencer Stone, Alek Skarlatos et Anthony Sadler à "maîtriser" le tireur présumé, Ayoub al Khazzany.



Avant l'attaque, assis tranquillement dans le train, il dit avoir été frappé de voir un jeune homme rentrer avec sa valise à roulettes dans les toilettes. "Je me suis levé et (suis) allé vers les toilettes, j'ai vu que la porte était ouverte et qu'il y avait quelqu'un qui braquait une arme". "Il y avait un jeune français, Damien il me semble, qui a un peu sauté dessus, et donc ça a commencé". "Honnêtement j'ai du mal à me rappeler exactement comment j'ai fait pour m'emparer de l'arme", a toutefois précisé le franco-américain, qui est enseignant à la Sorbonne et vit à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).



Cette version des faits - d'avoir retiré l'arme de l'agresseur - n'a pas été entièrement corroborée par les enquêteurs. M. Moogalian n'a en revanche pas donné de détails sur son état de santé, ni sur sa date de sortie de l'hôpital lillois. Vendredi, le CHU de Lille avait expliqué que son état de santé "s'améliorait".



Présente lors de l'interview, sa compagne Isabelle Risacher Moogalian a également témoigné de son effroi. "Moi, j'ai imaginé qu'on allait être tous massacrés, j'étais terrifiée", a-t-elle dit aux caméras.

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Lundi, François Hollande a rendu hommage à Mark Moogalian ainsi qu'à un passager français, demeuré anonyme. Le blessé doit recevoir la Légion d'honneur, quand son état de santé le permettra, a indiqué l'Elysée.

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