Touquet Music Beach festival : Marc Rebillet insulte Emmanuel Macron sur scène, la polémique enfle

Marc Rebillet insultant Emmanuel Macron devant une foule qui fait écho à ses paroles : la séquence est devenue virale sur les réseaux sociaux. Deux jours après le Touquet Music Beach festival, l’artiste franco-américain et la directrice du festival sont revenus sur cette polémique.

"J’ai insulté Emmanuel Macron samedi soir sur scène au Touquet. Ce n’est pas quelque chose de très inhabituel. Je l’ai déjà fait plusieurs fois". Telles sont les paroles prononcées dans une story Instagram par le producteur de musique Marc Rebillet, qui a fait parler de lui samedi 27 août au Touquet Music Beach festival.

Dans ces vidéos prises en selfie par l’artiste franco-américain, même bouclettes, petites lunettes et chaîne en argent que sur scène, mais un sobre t-shirt blanc a remplacé le peignoir bariolé, vite abandonné pendant le show. 

Emmanuel Macron, l'invité surprise

C’est un Marc Rebillet en caleçon qui a sauté dans le public pour l’arroser de champagne avant de pousser l’improvisation - sa marque de fabrique - plus loin. Il s’est alors mis à scander pendant plusieurs minutes des insultes à destination d’Emmanuel Macron, lors de ce festival qui a accueilli 20 000 spectateurs vendredi et samedi.

Le président de la République, de retour après trois jours en Algérie, est justement arrivé avec son épouse Brigitte Macron peu de temps après la fin du concert de Marc Rebillet. Le couple possède en effet une résidence secondaire au Touquet.

Des reproches des deux côtés

En coulisses, il a été demandé à Marc Rebillet de stopper ces invectives, ce à quoi l'artiste a répondu : "J’adore Macron !", avant de réitérer ses insultes. Connu pour ses provocations, il s’en était déjà pris à Emmanuel Macron en 2019, lors du mouvement des Gilets Jaunes, ainsi qu’au président américain Donald Trump. "Tout le monde a besoin d’être remis à sa place de temps en temps", s’est défendu cet adepte de l’impro. 

Maintenant ils veulent récupérer leur argent pour ce spectacle que j’ai terminé parce qu’ils n’ont pas aimé ce que j’ai fait. C'est inadmissible.

Marc Rebillet, producteur de musique

Il a ensuite fustigé les organisateurs du festival, qui auraient selon lui "coupé" son micro "ou tenté de le faire". "Puis le président du festival a renversé un verre entier sur mon promoteur en plein milieu de mon set, poursuit-il. Et maintenant ils veulent récupérer leur argent pour ce spectacle que j’ai terminé parce qu’ils n’ont pas aimé ce que j’ai fait. C'est inadmissible",  dénonce-t-il tenant à souligner "à quel point" cette demande est “inhabituelle" dans l’industrie musicale. 

Question de gros sous

De son côté, la directrice du Touquet Music Beach Festival (TMB), France Leduc, a confirmé à nos confrères de La Voix du Nord que le remboursement du cachet, versé entièrement en amont de la prestation, avait été demandé. "Il a pris le TMB en otage pour faire son buzz servant uniquement ses intérêts. Sachant pertinemment qu’il est couvert par la liberté d’expression", a-t-elle indiqué par sms au journal de presse quotidienne. 

La séquence a également été dénoncée par les élus locaux, à commencer par le maire du Touquet-Paris-Plage, Daniel Fasquelle, qui a demandé dans un tweet à ce que Marc Rebillet ne soit plus invité au festival de la ville. "Daniel, ne vous inquiétez pas. [...] Je n’accepterai pas", a répondu l’artiste sur Twitter, qui a également appelé, sur Instagram, à ne jamais faire de business avec le Touquet Music Festival. De quoi encore faire enfler la polémique. 

Il a pris le TMB en otage pour faire son buzz servant uniquement ses intérêts. Sachant pertinemment qu’il est couvert par la liberté d’expression.

France Leduc, directrice du festival

La Voix du Nord

Artiste atypique dont la folie sur scène n’est pas sans rappeler celle du groupe de métal Limp Bizkit, Marc Rebillet s’est fait connaître pendant le confinement. Chaque soir, il diffusait en direct sur ses réseaux sociaux des vidéos où il mixait, vêtu d’un peignoir. Un accessoire devenu par la suite sa marque de fabrique, au même titre que son côté provocateur, et qu’il arborera probablement à l’Aéronef de Lille, où il jouera à guichet fermé le 11 septembre.