Un ancien militaire nordiste soupçonné d'être devenu djihadiste va être jugé pour terrorisme

Un ancien militaire nordiste, âgé de 32 ans, soupçonné d'être devenu djihadiste va être jugé pour terrorisme. 

Image d'illustration.
Image d'illustration. © MAXPPP
Mehdi a passé 5 ans sous les drapeaux avant de déserter en 2010. Il est soupçonné de s'être alors radicalisé. Le Parisien raconte ce dimanche son histoire et annonce que cet homme de 32 ans, va comparaître prochainement devant le tribunal de Toulouse pour terrorisme. Selon le journal, il sera jugé en compagnie de deux complices présumés, issus de la même filière roubaisienne. 

"En lien avec des membres de la mouvance salafiste lilloise"

Mehdi affirme s'être radicalisé après avoir visionné des vidéos et avoir été confronté à des problèmes avec sa hiérachie dans l'armée à cause de sa pratique religieuse. Dès 2012, placé en garde à vue, il affirme être favorable à la charia et être prêt à mourir en martyr. A cette époque, "selon les services de renseignement, il apparaît alors en lien avec des membres de la mouvance salafiste lilloise", explique Le Parisien.

Procès : l'ancien soldat devenu djihadiste

Un militaire français, qui avait passé cinq ans sous les drapeaux, sera jugé pour terrorisme : il avait quitté l'armée pour rejoindre Daech après s'être radicalisé. D'anciens militairesfrançais ont bel et bien rejoint les rangs djihadistes en Syrie, même si ces cas sont loin d'être un phénomène d'ampleur.

En 2013, il fait un séjour en Syrie. Il a affirmé dans un premier temps poursuivre un but humanitaire avant de reconnaître, confronté à des photos de lui aux côtés de combattants de Daesch, qu'il a fait partie d'un groupe de combattants. Il minimise cependant son rôle. 

En mars 2014, il revient en France et s'installe alors à Toulouse. Il est rapidement placé en détention provisoire. Avant d'être renvoyé devant le tribunal le 22 juillet dernier. 

En 2015, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian évoquait des faits « extrêmement rares » de radicalisation dans l'armée française. Selon Le Parisien, une dizaine d'ex-soldats français ont pris les armes contre la coalition dans la zone irako-syrienne
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