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Un an après son départ du LOSC, René Girard galère au FC Nantes

© JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
© JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

Parti un peu fâché de Lille, il y a un an, après deux saisons contrastées, René Girard est désormais le sélectionneur des Canaris... et il y a déjà, à nouveau, des tensions.

Par Mickael Guiho

"Nous ? ça va bien. Que tu sois premier, deuxième, quatrième... la pression, tu l'a tout le temps". Le nouvel entraîneur de Nantes René Girard, qui n'a pu déployer les ailes des Canaris jusque-là, a usé cette semaine de la méthode Coué avant le match capital qui l'attend dimanche à Marseille.

Sorti d'un an d'inactivité depuis son départ de Lille, Girard imaginait-il que la piste d'atterrissage serait aussi cahoteuse ? En quelques semaines, "René et les Canaris" est pourtant devenu une sitcom, dont les épisodes ne font plus vraiment rire.

Mi-mai, le président Waldemar Kita et le rugueux technicien étaient pourtant tout sourire lors de sa présentation à la presse, confiants sur le fait que Nantes allait enfin prétendre à la première moitié du classement. Quatre mois plus tard, l'idylle semble déjà bien loin, comme le symbolise cette triste 16e place avec cinq points en six journées.

Une mauvaise base


Des nuages avaient commencé à s'accumuler avant même la lune de miel avec la fronde d'une partie des supporteurs nantais reprochant au Gardois des conceptions tactiques trop éloignées de la tradition nantaise, ainsi que ses années aux Girondins de
Bordeaux, l'ennemi juré.

Le début de saison - victoire à Dijon, courte défaite contre Monaco à domicile et à Bordeaux - n'avait cependant rien de déshonorant pour un entraîneur qui devait imprimer sa marque. Mais le mercato raté de Nantes, malgré l'achat du prometteur attaquant polonais Mariusz Stepinski, a donné un premier coup de canif dans la belle entente jaune et verte.

"Il faudra peut-être réviser les ambitions affichées entre la 1ère et la 10e place et peut-être voir jusqu'à la 15e place", a déclaré ensuite René Girard, vexé de ne pas avoir obtenu le récupérateur qu'il réclamait depuis deux mois. Il aurait pourtant dû voir le coup venir, puisqu'il n'est certainement pas le premier entraîneur déçu par les façons de faire le recrutement à la Jonelière.

Critiques du public, tensions avec le directeur général


La déroute à domicile contre Metz (0-3) quelques jours plus tard a noirci encore le tableau. Après seulement quatre journées, une démission de Girard a même été évoquée en conférence de presse, et sa réponse n'a rien eu de rassurant.

"Je n'ai pas pour habitude d'abandonner le navire, même s'il y en a peut-être à qui ça ferait plaisir", a aboyé l'ex-Dogue alors que personne ne semble avoir vraiment compris quels mollets il cherchait à mordre. Il pourrait évidemment s'agir des supporteurs, mais il est de notoriété publique que ses relations avec le fils du président et directeur général du club, Franck Kita, ne sont pas au beau fixe.

Le technicien a bien tenté d'adopter un discours plus guerrier ensuite, exigeant des siens qu'ils "jouent comme des salopards" si c'était le seul moyen d'arriver à ses fins. Autant dire que les nostalgiques de Marcel-Saupin ont peu apprécié et que les adorateurs du "jeu à la nantaise" lui sont tombés dessus, voyant-là l'acte de décès de ce style tout en passe et en mouvement, déjà perdu de vue depuis plus de 15 ans sur les bords de l'Erdre.

"Il n'y a pas le feu"


Dernier épisode en date, le 0-0 de mercredi contre Saint-Étienne réduit à dix et qui avait effectué ses trois changements en une vingtaine de minutes, avec, en prime, un pénalty raté d'Emiliano Sala. "Aujourd'hui, il n'y a pas le feu. Il y a des interrogations. Dans le contenu, à l'exception de Metz, on pourrait avoir trois ou quatre points de plus et la question ne se poserait pas", a-t-il encore plaidé jeudi.

Le champion de France 2012, choisi pour faire grandir le club, ne se distingue pourtant pas vraiment de ses prédécesseurs pour l'instant.

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