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Vallourec : Macron exige qu'il n'y ait ni fermeture d'usine ni départ contraint

© Laura Lévy
© Laura Lévy

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a exigé lundi qu'il n'y ait ni fermeture d'usine ni départ contraint chez le fabricant de tubes sans soudure Vallourec, qui a annoncé il y a deux mois une vaste restructuration pour faire face à la chute du prix du pétrole. 

Par AFP

"Je suis venu dire ici (...) que les annonces qui ont été faites doivent donner lieu à des décisions qui seront organisées avec deux règles simples : il n'y aura aucune fermeture de site et aucun départ contraint", a affirmé le ministre devant les salariés de l'aciérie de St-Saulve, qui emploie 350 personnes et pour laquelle Vallourec est à la recherche d'un partenaire majoritaire.

Ces déclarations interviennent moins d'une semaine après la présentation en détail par le fabricant de tubes des 550 suppressions de postes envisagées en France d'ici
2017. Selon les projections présentées aux représentants du personnel, les trois tuberies du groupe paieraient le plus lourd tribut: 100 postes à Déville-les-Rouen (Seine-Maritime), autant à Aulnoye-Aymeries (Nord) et 50 à Saint-Saulve (Nord).
 

"Dialogue social exemplaire"

M. Macron a précisé que l'Etat était à la recherche "de partenaires à l'international, comme au niveau local, [pour] entrer au capital de cette aciérie", afin de redonner des volumes à l'aciérie électrique de Vallourec qui se trouvait à l'arrêt pendant sa visite. "Il s'agit d'une aciérie qui est au plus haut niveau de qualité et de qualification,
qui a fait l'objet de plus de 130 millions d'investissements depuis 2008
", a rappelé le ministre, soulignant que le marché "s'était effondré à cause de la baisse des
produits du pétrole
".

Avant de se rendre à Saint-Saulve, M. Macron a prôné "un dialogue social exemplaire" lors d'une rencontre à Valenciennes avec les élus locaux, les représentants du personnel et la direction du groupe. Le fabricant, confronté à une chute de ses marchés dans le secteur Pétrole et Gaz, avait annoncé en avril 2.000 suppressions de postes dans le monde (sur 23.000), dont 1.500 en Europe, pour "rationaliser ses unités européennes de production de tubes et d'acier".

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