Alors que le nouveau centre pénitentiaire doit accueillir ses premiers détenus la semaine prochaine, les surveillants craignent déjà d'être en sous effectif.
Ils seront 39, le 8 janvier, lorsque les premiers détenus arriveront à Condé-sur-Sarthe, près d'Alençon.
Soit une vingtaine de surveillants qui manqueront à l'appel pour ouvrir le tout nouveau centre pénitentiaire dans de bonnes conditions, selon un représentant syndical qui demandait des renforts à la direction interrégionale de l'administration pénitentiaire dès le mois de décembre.
Ces 39 surveillants accueilleront 45 détenus pour commencer. 20 dans le quartier de semi-liberté et 25 dans celui des peines aménagées. Autrement dit, des détenus en fin de peine qui prépareront leur sortie.
Les autres détenus, ceux condamnés à de très longues peines, arriveront progressivement à partir de mai dans l'établissement central réputé pour être le plus sécurisé de France.
Avec 204 place de détenus en cellule, il devrait fonctionner à plein régime en septembre 2013, soit un peu moins d'un an après la toute fin des travaux.
Si ce n'est que les surveillants s'inquiètent de savoir s'ils seront assez nombreux pour encadrer ces détenus.
Le 7 janvier, c'est-à-dire un peu à la dernière minute quand même, une dizaine d'agents rejoindront le centre ornais, mutés "par anticipation" par l'administration pénitentiaire.
Les surveillants devraient être environ 200 au total.
Tous les postes n'étant pas comblés, ce sont de jeunes surveillants tout juste sortis de formation, et donc, inexpérimentés, qui vont faire leurs armes à Condé-sur-Sarthe, ce qui n'est pas l'idéal pour gérer des détenus de longues peines. Cette population carcérale particulière demande en effet de l'expérience selon les syndicats qui s'inquiètent déjà d'être justes en effectif alors que l'établissement n'a pas encore reçu son premier prisonnier.