Sapeurs-pompiers du Calvados: la grève est levée mais les sanctions tombent

Une cinquantaine de sapeurs-pompiers sont venus soutenir un de leurs collègues convoqué à l'Hôtel de police de Caen ce lundi / © HJ
Une cinquantaine de sapeurs-pompiers sont venus soutenir un de leurs collègues convoqué à l'Hôtel de police de Caen ce lundi / © HJ

En grève depuis un mois, les sapeurs-pompiers ont décidé jeudi dernier d'interrompre leur mouvement. Cette initiative, présentée comme une volonté de dialogue, n'empêchent pas les sanctions de tomber. Un représentant syndical était convoqué ce lundi à l'Hôtel de police de Caen.

Par CM

Une cinquantaine de soldats du feu, venus de tout le département du Calvados, se sont réunis ce lundi en début d'après-midi devant l'Hôtel de police de Caen pour soutenir un de leur collègue et représentant syndical. Gaëtan Lechevalier. Vendredi dernier, le secrétaire général du syndicat CGT SDIS 14 a reçu dans sa boite aux lettres une convocation. "Je pensais que c'était dû à mon statut de sapeurs-pompiers comme on intervient parfois sur des scènes de crime". Mais c'est pour répondre à des faits qui lui sont reprochés que le soldat du feu doit être auditionné.

Le représentant syndical tombe des nues. La veille (le jeudi 6 novembre), les sapeurs-pompiers du Calvados ont voté la levée de la grève. Après plus d'un mois, le mouvement pèse financièrement, ils le reconnaissent bien volontiers. Mais ils souhaitent également sortir de la crise avec leur direction. "On pensait avoir un début de dialogue, les sapeurs-pompiers ont voulu jouer le jeu". Mais la plainte déposée par Jean-Léonce Dupont, président du directoire du SDIS, et Eric Massol, court toujours: Gaëtan Lechevalier était auditionné ce lundi pour des banderoles et des propos à caractère diffamatoire.

Le représentant syndical n'est pas le seul à être dans le collimateur du directoire du SDIS. Selon les sapeur-spompiers, les sanctions visant 250 d'entre eux sont en cours d'acheminement dans les boites aux lettres des intéressés: de l'avertissement jusqu'à la mise à pied de un à trois jours. D'autres délégués syndicaux seraient également convoqués à l'Hôtel de police dans les prochains jours. "On n'est pas des voyoux, on alerte juste la population sur la médiocrité du service public aujourd'hui et dans les années à venir", s'indigne Gaëtan Lechevalier.

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