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Caen : les salariés d'Armatis débrayent pour protester contre “le manque de reconnaissance” de leur direction

Une centaine de salariés du site Armatis de Caen ont débrayé ce lundi matin pour protester contre leurs conditions de travail / © PMP
Une centaine de salariés du site Armatis de Caen ont débrayé ce lundi matin pour protester contre leurs conditions de travail / © PMP

Une centaine de salariés de la plateforme téléphonique Armatis ont débrayé ce lundi matin. Salaires, heures supplémentaires, turn-over important, l'ambiance n'est au beau fixe sur le site caennais.

Par CM

"Ras le casque" s'intitule le tract publié par les syndicats CGT et Force Ouvrière. Ce lundi matin, une centaine de salariés du site Armatis de Caen (qui emploie 600 personnes) ont débrayé pour exprimer un certain mal-être au sein de la plateforme téléphonique. Les téléconseillers se plaignent d'un manque de considération de la part de leur direction.

Le salaire en constitue une illustration. "Les seules augmentations qu'on a eues (depuis l'ouverture du site) ce sont celles du SMIC", indique Thibault Soulat de la CGT avant de se corriger : "si, on a eu une augmentation de 15 euros cette année pour ceux qui ont plus de dix ans d'expérience, par contre il fallait qu'ils aient moins de 14 jours d'absence. Celui qui a une grave maladie et qui doit se soigner, il n'est pas augmenté."

On nous a dit qu'on pouvait aller voir ailleurs si l'herbe était plus verte


Et les gens de dix ans d'expérience, à en croire les syndicats, se font de plus en plus rare. "Les expérimentés s'en vont", explique Thibault Soulat. "On nous a dit que rien ne nous retenait ici, qu'on pouvait aller voir ailleurs si l'herbe était plus verte. Beaucoup de personnes ont pris ça au premier degrés et l'ont fait", raconte Ludivine Lhotellier de Force Ouvrière. 

S'il n'y a pas assez de monde, les heures supplémentaires sont imposées


Pour ceux qui restent, c'est "la démotivation, un taux d'absentéisme important", selon Thibault Soulat Et une charge de travail qui augmente. "On doit pallier le manque d'effectif. On a des heures supplémentaires qui, dans un premier temps, sont demandées sur la base du volontariat. Si il n'y a pas assez de monde, elles sont imposées", regrette Ludivine L'hotellier, "Faut pouvoir s'organiser derrière." Le site caennais d'Armatis tente actuellement de pourvoir 150 postes.
 
"Tout le monde sait les conditions difficiles en centre d'appel. Quand une entreprise indique tous les deux mois qu'elle recrute 100 personnes, ça veut dire que derrière il y a une difficulté au recrutement et si il y a une difficulté au recrutement c'est que les gens se doutent que ce n'est pas un métier...facile", estime Thibault Soulat.

 

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