Devenir mascotte : en quoi consiste cette activité ?

Illustration, Erminig, la mascotte du stade rennais / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
Illustration, Erminig, la mascotte du stade rennais / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Animer les bords d'un terrain de sport ou d'un parc d'attraction dans un costume d'ours, de lion ou de lapin, c'est un travail pour certains, une activité bénévole pour d'autres mais une activité qui répond à des codes précis. 

Par L.A.

A Caen, une place de mascotte est disponible. Après cinq ans de bons et rebonds au bord du parquet, Emma qui donnait vie à la mascotte du CBC Dunky arrête son office. Une activité bénévole pour laquelle le club recherche un nouveau bénévole. "Quelqu'un de volontaire et qui a la pêche "
 


Confessions de Germain le lynx

La mascotte du Paris Saint-Germain avait livré quelques uns de ses secrets à nos confrères de Paris Match .C'était alors un étudiant qui officiait sous la pelure du lynx du club de football parisien. Sa mission : divertir le public avant et après le match.

Quand j’ai commencé à faire Germain, ça a été le kif total, je rencontrais les joueurs, je voyais comment cela se passait de l’intérieur. Et je n’ai pas été déçu du tout.

Au fur et à mesure, c'est le fait de rendre heureux les enfants qui est devenu la partie la plus interessante du métier, d'autant qu'il ne pouvait plus évoluer au bord du terrain comme avant.

Cette activité est aussi un métier à part entière dans les parcs d'attractions qui nécessite certaines qualités : comme la patience, la résistance à la chaleur et une excellente condition physique pour faire bouger la peluche géante.

Cet été à Osaka, au Japon, un homme de 28 ans, employé à temps partiel comme mascotte dans un parc d'attraction est décédé pendant la répétition d'un spectacle. Sous la canicule, il avait évolué une vingtaine de minutes sous son costume de 16 kilos. Suite au dècès de Yohei Yamaguchi, le Hirata Park a décidé de stopper l'activité des mascottes jusqu'à la fin de l'été.


Le Japon, le pays de la mascotte

Au Japon, chaque région est représentée par une mascotte. La plus célèbre est Kumamon, qui s'était rendue au  Mont Saint-Michel en 2017 à l'appel du comité régional du tourisme de Normandie. Une manière d'attirer davantage l'attention des touristes japonais sur la Baie du Mont Saint-Michel. La star Kumamon génére un chiffre d'affaire d'environ 220 millions d'euros par an.
 

Les mascottes, ou yuru-kyara, sont donc un véritable phénomène au Japon depuis le début des années 2000. Certaines représentent même une spécialité locale. Elles participent à un festival où elle sont mises en compétition. Deux Français ont même consacré un documentaire à ce phénomène.

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