L'école de la glace : dès 6 ans, les jeunes patineuses s'entraînent dès 7 heures du matin

© F3 Normandie
© F3 Normandie

Deux à trois fois par semaine, les jeunes patineuses du club de patinage artistique de Caen, l'ACSEL, s'entraînent avant d'aller à l'école. C'est un peu l'école de la glace.

Par PM. Puaud /L.A

Elles rêvent sans doute de médailles mais ce rêve a un prix. Les jeunes patineuses se réveillent à 6 heures du matin, deux à trois fois par semaine pour partir à l'entraînement :
Reportage PM.Puaud, C.Duponchel


Nous avons suivi Lylou. En intégrant le pôle de détection du club de patinage artistique de Caen, Lylou a pris l'engagement de ne jamais être en retard. Ces petits matins sont chronométrés. Une très longue journée commence. Quand ses copines d'école sortiront du lit, Lylou sera déjà au travail. A la patinoire, l'entraînement débute à 7 heures tapantes.

Au programme pour commencer, de la glisse, de la vitesse, pour muscler le cœur, pour développer la résistance.
Elles enchaînent avec des pirouettes comme on répète des gammes. Parce qu'il faut profiter de l'élasticité du jeune âge pour inculquer les fondamentaux de ce sport.

La benjamine du groupe n'a que 6 ans. A cet âge, le soutien de la famille est indispensable. Comme celui des entraîneurs. Avant d'être des sportives, ces patineuses hautes comme trois pommes restent des enfants.

A l'heure de se rendre à l'école, elles ont au moins l'avantage d'être bien réveillée. Dans la classe, dans la cour, elles sont des élèves comme les autres. Lylou en est à sa cinquième année de patinage. Mais elle ne patine plus en toute innocence.

Quand d'autres vont à la cantine, la patinoire les rappelle. Le repas est pris sur le pouce dans les bureaux du club. Il ne faut pas retarder l'entraînement. Ce rythme, cette rigueur forge aussi le caractère. Endurance et cardio en digestif.

Elles s'entraînent 10 heures chaque semaine, sans garantie aucune d'atteindre un jour le haut-niveau. Mais il n'est même pas imaginable de réussir sans en passer par là. Alors elles travaillent, au moins pour s'autoriser à rêver.

Sur le même sujet

Les + Lus