Football : à Caen, les Bleues s'imposent largement face à l'Angleterre

Avant d'affronter les championnes du monde au Havre, l'équipe de France féminine de football s'est rassurée ce vendredi soir à d'Ornano en battant une nation qui compte dans le monde du ballon rond, l'Angleterre. Score final : 3-1.

Les Bleues célébrant leur but face aux Anglaises à d'Ornano
Les Bleues célébrant leur but face aux Anglaises à d'Ornano © SAMEER AL-DOUMY / AFP

Bien que privée de plusieurs de ses cadres pour cause de Covid-19, l'équipe de France féminine a montré ce vendredi soir au stade d'Ornano qu'elle n'avait rien perdu de sa superbe. Quatre jours avant d'affronter les Américaines, doubles championnes du monde, au Havre, les Bleues se sont offert une première belle victoire en Normandie en battant l'Angleterre, une nation qui compte dans le monde du ballon rond, sur le score de 3-1. 

Les Parisiennes Sandy Baltimore (32e) et Marie-Antoinette Katoto (82e), ainsi que Viviane Asseyi sur penalty (63e), ont dessiné le succès français, un temps fragilisé par un penalty de Fran Kirby (79e) et une frappe sur le poteau de Keira Walsh (81e) qui ont fait frissonner les Bleues dans une haletante fin de rencontre.

Avec ce nouveau succès, les Bleues étirent ainsi leur série d'invincibilité à 16 rencontres depuis ce quart de finale maudit (2-1) perdu face aux USA u Mondial 2019, dont 14 victoires mais la première face à une équipe figurant aussi haut dans le classement mondial (6e).

Pas de Lyonnaises

Privée pour cause de Covid-19 de la quasi-intégralité des Lyonnaises de l'effectif, exceptée l'attaquante Eugénie Le Sommer, Corinne Diacre a dû aligner un onze complètement expérimental. La meilleure buteuse de l'histoire des Bleues (86 buts), arrivée avec un jour de retard au rassemblement cette semaine, le temps d'être testée négative au sein du cluster de l'OL, a même été préservée. 

Cela a conduit à une composition sans la moindre Lyonnaise, situation totalement extraordinaire dans le groupe France, et avec cinq Parisiennes au coup d'envoi. "Certaines prestations individuelles marquent des points. Les absences de certaines profitent à d'autres, j'espère que cela va créer une saine émulation", a souligné Diacre.

Une gardienne intraitable

Face à une nation qui prépare les Jeux olympiques de Tokyo avant d'accueillir l'Euro-2022 sur ses terres, les absences se sont malgré tout faites sentir en début de match. Heureusement que la gardienne Pauline Peyraud-Magnin s'est montrée intraitable, notamment devant la Lyonnaise Nikita Parris (24e, 33e, 39e), sans quoi les Bleues auraient couru après le score.

La portière de l'Atlético Madrid, propulsée au rang de N.1 après la mise en retrait volontaire de Sarah Bouhaddi, confirme ses récentes performances sous ce maillot: son seul but encaissé en 13 sélections aura donc été le penalty de Kirby, consécutif à une faute de Marion Torrent.

Sandy Baltimore étincelante

Les Françaises ont su faire le dos rond et répondre à l'intensité physique anglaise par un jeu en transition tranchant, symbolisé par exemple par l'audace de la jeune Calvadosienne Ella Palis, peu impressionnée par le stade d'Ornano où elle venait, petite, supporter le Stade Malherbe de Caen.

Symbolisé, aussi et surtout, par une performance étincelante de Sandy Baltimore: la jeune ailière du Paris SG a illuminé la fraîche soirée normande d'un missile en lucarne (32e), son deuxième but avec les Bleues, pour sa première titularisation. Cette inspiration a récompensé la saison excellente de la joueuse du PSG, déjà très à l'aise en sélection à 21 ans, aux côtés de ses partenaires de club Katoto ou encore Kadidiatou Diani, toutes deux impliquées sur son but. 

Quelques regrets ?

Les Bleues auraient pu encaisser plus de buts, mais elles auraient aussi pu en inscrire beaucoup plus, si Valérie Gauvin n'avait pas gâché un ballon magique de Baltimore (45e+1), ou si Katoto n'avait pas manqué son face-à-face avec la gardienne adverse après un autre service de l'irremplaçable Baltimore (61e).

Cela suffira donc sans doute à Diacre, désormais rassurée sur la profondeur de son groupe, très régulier depuis près de deux ans. Une régularité à opposer aux Américaines, désormais.
 

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