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La Chine vient s'initier au char à voile à Asnelle pour développer ce sport et le soutenir dans son rêve olympique

Zhou Xuanje et Yuan Gaoming s'initient au char à voile depuis une dizaine de jours à Asnelles / © CM
Zhou Xuanje et Yuan Gaoming s'initient au char à voile depuis une dizaine de jours à Asnelles / © CM

Depuis une dizaine de jours, le centre nautique d'Asnelles accueillent deux Chinois en stage. Zhou Xuanjue et Yuan Gaoming souhaitent développer le char à voile dans leur pays. Pour François Garnavault, champion du monde, l'Empire du milieu sera un allié de poids pour les jeux olympiques.

Par CM

"Ils apprennent vite. Pour faire de la compétition, on dit qu'il faut atteindre le niveau 3. Là, ils sont au niveau 2, après 10 jours. Ce qui est déjà une belle  prouesse." François Garnavault est plutôt fier de ses élèves. Depuis une dizaine de jours, il accueille, dans le centre nautique qu'il dirige, deux stagiaires chinois. Le champion du monde de char à voile les initie à sa discipline de prédilection. Et espère compter ses élèves parmi les participants de l'Eurocup qui aura lieu du 8 au 10 juin prochain à Asnelles.
 
La Chine vient s'initier au char à voile à Asnelle pour développer ce sport
Reportage de Guillaume Le Gouic, Christophe Meunier et Sylvain Chemin

Zhou Xuanjue et Yuan Gaoming n'ont pas forcément l'ambition de devenir des champions de la discipline. Ils ont en revanche l'envie de développer ce sport dans leur pays. Yuan Gaoming est passionné de nautisme. "La France est l'un des premiers pays dans ce domaine avec des héros comme Tabarly et des courses mythiques comme la Route du Rhum ou le Vendée Globe", explique-t-il. Et des pointures en char à voile, comme François Garnavault. Quitte à découvrir une discipline, autant se former auprès des meilleurs.
 

Du char à voile...sur glace

Dans l'Empire du milieu, tout reste à faire. Yuan Gaoming a organisé la toute première course de char à voile en Chine, une course sur glace. Le club dont il s'occuppe a récemment fait l'acuqisition d'une vingtaine de chars pour passer à la vitesse supérieure. "C'est un sport qui a un vrai lien avec l'environnement et c'est un sport très complet dans lequel les enfants peuvent s'épanouir", souligne Zhou Xuanjue. Les deux stagiaires n'apprennent pas seulement à piloter. "Lors de leur second stage, en mai prochain, ils vont commencer à encadrer l'activité. Ils vont pouvoir faire découvrir au plus grand nombre ce sport et en parallèle organiser des compétitions en Chine", indique François Garnavault.
 

A plus long terme, le directeur du centre nautique d'Asnelles vise les J.O. Après une candidature infructueuse pour Paris 2024, le champion du monde n'a pas renoncé à son rêve de voir son sport admis dans le cercle très fermé des disciplines olympiques. "Oui, on va rentrer un jour en concurrence avec les Chinois (sur un plan sportif) mais c'est comme ça qu'on développera le char à voile dans le monde, c'est comme ça que notre fédération sera plus forte et c'est comme celà qu'on pourra participer aux jeux de 2028."
 

Convaincre le CIO

Faute d'un nombre suffisant de pays au sein de sa fédération internationale, le char à voile n'a pas été retenu par le comité d'organisation de Paris 2024 pour intégrer les sports de démonstration. Qu'à cela ne tienne, les promoteurs du char à voile entendent bien démontrer leur force dans les années à venir. Après l'Eurocup cette année, Zhou Xuanjue et Yuan Gaoming reviendront à Asnelles pour la Coupe du monde. Et "en 2024, on organisera un championnat du monde, deux mois et demi avant la JO avec l'arrivée de la flamme olympique". Avec l'espoir d'atteindre les 50 pays requis pour convaincre le CIO.


 

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