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“Je croyais que tu étais mort”, deux vétérans se retrouvent ... à Ranville

Ces deux parachutistes se sont retrouvés à la cérémonie de Ranville le 6 juin 2019 / © Roger Newberry
Ces deux parachutistes se sont retrouvés à la cérémonie de Ranville le 6 juin 2019 / © Roger Newberry

Derrière la solennité des cérémonies se cachent souvent des histoires. Voici celle de deux vétérans britanniques. Le 6 juin 1944, ils appartenaient à la 6ème Division Aéroportée Britannique, les « Bérets Rouges ». 

Par Pauline Latrouitte

La scène se passe le 6 juin ... 2019. Deux vétérans britanniques appartenant à la 6ème division aéroportée sont assis l'un à côté de l'autre lors de la cérémonie de Ranville.

Ils discutent et s'exclament : 
You made it ( ah tu es là) - I thought you were dead. ( je te croyais mort)

Leurs retrouvailles en images, prises par Roger Newberry
 

Deux vétérans se retrouvent à Ranville le 6 juin


Le vétéran assis à droite s'appelle Fred Duffield, âgé de 93 ans. Il était ambulancier paramédical du 12e bataillon de parachutistes du Yorkshire. 

A gauche se trouve Billy Ness, 93 ans, appartenait également au 12ème bataillon - il se trouvait dans un  bombardier Stirling dans la nuit du 5 au 6 juin. Il a passé les premiers jours à défendre Le Bas de Ranville. Le 9 juin, il lui fut ordonné d'avancer sur le village de Lingueval. Le bataillon connu alors de lourdes pertes. Bill fut blessé et est rentré par la suite en Grande-Bretagne.

Il déclarait à la presse britannique, en 2017 :

"C'était le chaos, le chaos total, tout était partout. Nous n'avions pas réalisé ce qui se passait, il a fallu un certain temps pour comprendre que lorsque vous avez vu un type tomber, c'est fini, ils étaient morts. Ils se faisaient tuer autour de moi.". 
 

Billy Ness s'est posé dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, du côté de Pégasus bridge. Il est photographié ici en 2014 / © JP
Billy Ness s'est posé dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, du côté de Pégasus bridge. Il est photographié ici en 2014 / © JP


Tous deux ne s'étaient pas revus depuis plusieurs années et chacun pensait que l'autre était décédé.


L'histoire des "bérets rouges"

Cette division, commandée par le général Richard Gale, comptent des parachutistes et des troupes transportées à bord de planeurs Horsa et Hamilcar.

Ils avaient TROIS objectifs : 
  • Prendre le pont tournant sur l’Orne à Ranville, construit par Gustave Eiffel en 1871, ainsi que le pont levant sur le canal de Caen à Bénouville, afin de permettre la traversée de renforts alliés venant des plages.
  • Prendre la batterie de Merville avec destruction de ses canons pour empêcher les tirs en direction de la plage Sword sur Ouistreham.
  • Prendre position sur les hauteurs à l’Est de l’Orne et détruire les ponts sur la Dives.
Les soldats britanniques réussissent leur mission, avant l’aube, mais pas à n'importe quel prix. Plus de 2 000 soldats reposent aujourd’hui dans le cimetière de Ranville, à quelques kilomètres du Mémorial Pegasus.

L'histoire de Pégasus Bridge et de l'opération "coup de main"

 
Le Débarquement vu du ciel: Pegasus Bridge


Pourquoi ce pont s'appelle t-il "Pegasus" ?

L'histoire est à retrouver sur le site du Mémorial Pégasus :

Le 26 juin 1944 : le pont sur le canal de Caen fut baptisé « Pegasus Bridge », en hommage aux soldats britanniques qui l’avaient pris et qui portaient sur leur manche l’insigne de Pégase, le cheval ailé de la mythologie grecque.

Cet insigne avait été choisi par la romancière britannique Daphné du Maurier, épouse du Général Frederick Browning, qui a commandé toutes les troupes aéroportées britanniques au cours de la Seconde Guerre mondiale.
 

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