VIDEO. Quand les visiteurs sont partis, que se passe-t-il derrière les grilles du Zoo de Jurques ?

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Entrez dans les coulisses du zoo de Jurques. ©France 3 Normandie

Fort de son affluence en période estivale, le zoo de Jurques est fermé près de 150 jours le reste de l'année. Pourtant, derrière les grilles de ce parc animalier, les animaux continuent de mener leur vie paisiblement. Découvrez avec nous les coulisses du zoo de Jurques lors de sa fermeture au public.

La vie des soigneurs animaliers au Zoo de Jurques

En l'absence de visiteurs, la vie continue de battre son plein dans les enclos et les ménageries dédiés aux animaux du zoo de Jurques. Émilie Lefranc, soigneuse animalière, se sent privilégiée de ce tête-à-tête quotidien avec les animaux. "On se sent vraiment bien, on entend [...] les gibbons qui chantent, les perroquets qui parlent." Elle file dans les allées et veille au bien-être des animaux.

Dans ces allées, c'est le calme plat. Au jour de notre visite, seuls trois soigneurs sont sur place. Ce grand parc, pouvant accueillir jusqu'à 2000 visiteurs en été, entre en basse saison. À cette période de l'année, ce n'est pas plus d'une dizaine de soigneurs qui s'occupent des nombreux animaux du parc.

Dans ce lieu fermé près de 150 jours dans l'année, la faune continue de s'en donner à cœur joie. C'est pourquoi la vie des employés n'est pas de tout repos. En effet, contrairement à ce que l'on pourrait penser, les soigneurs ne peuvent passer leur temps à caresser les animaux. Dans les coulisses, on s'aperçoit qu'ils doivent consacrer une grande partie de leur temps au soin et au nourrissage des espèces du parc.

Maëva Letheule explique que la préparation des repas est au centre de leur préoccupation. "On passe entre 1 heure 30 voire 2 heures pour faire la cuisine pour tous les primates et pour tous les herbivores. Mes collègues passent à peu près 1 heure pour la cuisine des carnivores, pour tous les félins." Cela représente des quantités impressionnantes de nourriture. Mais la question se pose : comment est-il possible d'en fournir une telle quantité pour tous ces animaux ? En réalité, le parc récupère les invendus des supermarchés situés aux alentours afin de limiter le gaspillage alimentaire.

La mission du Zoo de Jurques : préserver les espèces animales

Le zoo de Jurques, ce n'est pas seulement un parc animalier. C'est aussi une histoire familiale. Celle de la famille Ourry. Depuis 1977, au cœur de la Normandie, ils veillent au bien-être et au confort des animaux exotiques qu'ils accueillent dans le parc. Aujourd'hui, si le parc s'est largement développé, c'est notamment grâce aux échanges effectués avec d'autres zoos pour favoriser la reproduction des espèces. C'est à cette période relativement calme de l'année, que le zoo de Jurques renouvelle les différentes espèces du parc.

Mathieu Ourry, directeur général du zoo, explique qu'ils n'achètent pas les animaux, contrairement à ce que l'on pourrait penser. En réalité, ils sont échangés entre les zoos du monde entier afin de parvenir aux reproductions les plus naturelles possibles (sans consanguinité). C'est sur un logiciel que les parcs enregistrent, au niveau mondial, les bêtes qu'ils souhaitent échanger, afin d'en accueillir de nouvelles. Aujourd'hui, le prochain objectif de Jurques est d'héberger un jeune mâle fennec pour la reproduction, ainsi que des makis vari roux (une espèce de primates faisant partie des plus menacées dans le monde). À l’heure actuelle, le zoo de Jurques accueille :

  • 142 espèces venues du monde entier
  • dont 52 espèces menacées

Le parc participe ainsi au programme européen de protection des espèces menacées en adhérant à l'Eaza (Europan Assocation of Zoos and Aquaria). L'objectif affiché de cette association est de conserver les espèces animales selon "une approche transparente et collaborative de la gestion des populations, du soin et du bien-être des animaux sauvages".

Le Zoo de Jurques, un parc animalier fermé la moitié de l'année

Hors saison, le zoo de Jurques doit continuer de vivre presque 6 mois sans visiteurs. Pour autant, la sécurité du parc ne doit pas être négligée. C'est même l'une des préoccupations principales des frères Ourry, les directeurs et petits-fils des fondateurs du parc. Lors d'un entretien, Guillaume Ourry nous a précisé :

La sécurité c'est un élément primordial de notre métier. Que ce soit en présence de visiteurs ou en l'absence de visiteurs on a exactement la même chose à faire, on doit rester vigilants quelle que soit la période de l'année.

Guillaume Ourry, directeur du zoo de Jurques

Durant cette période, même si les visiteurs sont absents, l'organisation doit être optimale pour les employés du zoo de Jurques. Les frères Ourry doivent en effet parvenir à financer toutes les dépenses du parc en se reposant sur les profits effectués à la grande saison. C'est pour cela que les périodes d'ouverture au public sont très importantes pour eux. Elles permettent à elles seules de faire vivre le parc tout le reste de l'année. Puisque, malgré sa fermeture en hiver, le zoo continue de fonctionner à plein régime.

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