Dans l’Eure, un couple condamné pour avoir pendu leur chien à un arbre

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Écrit par MR
Un chien de race husky.
Un chien de race husky. © Jens Kalaene/dpa/picture-alliance/Newscom/MaxPPP

Un couple habitant une commune de l’Eure a été condamné à 600 euros chacun. Ils avaient pendu leur chien husky avec une chaîne à un arbre.

Le chien n’est pas mort mais il gardera des séquelles du traitement infligé par ses maitres. En novembre 2017, sur la commune de Vandrimare (Eure), ce couple a pendu son chien, de type husky avec une chaîne autour d’une branche d’un arbre. L’animal était à l’attache avec un collier étrangleur. Un des individus est revenu quelques minutes plus tard pour légèrement détacher le chien qui avait juste les pattes arrière touchant légèrement le sol.

Une vidéo transmise à la police

Une voisine, témoin de la scène, a filmé le chien pendu et a prévenu la police. Les forces de l'ordre sont intervenues et ont constaté les faits, y compris le fait que le collier étrangleur était ancré dans les chairs du chien, qui avait au surplus une oreille très abîmée avec des asticots. Le chien pesait 17 kilos, soit un état d'amaigrissement très avancé qu'un vétérinaire a pu constater par la suite. Le chien a été confié à une association de protection animale.

Les parties civiles déboutées dans le premier jugement

L'Association Stéphane LAMART « Pour la défense des droits des animaux », reconnue d'Utilité Publique, était présente à la Cour d'appel de Rouen qui s'est tenue le 28 septembre 2021, pour l'audience de ce couple. L’arrêt a été rendu le 26 octobre 2021.

L’association Stéphane LAMART avait fait appel sur les intérêts civils à la suite du jugement rendu par le Tribunal Correctionnel d'Evreux en juin 2019. Dans son jugement, cette juridiction avait requalifié les faits d'acte de cruauté en mauvais traitement. Les deux prévenus avaient été condamnés à 600 € d'amende chacun, mais sans aucune peine complémentaire. Les parties civiles ont toutes été déboutées.

Le 26 octobre 2021, la Cour d’appel de Rouen a infirmé le jugement et a condamné les deux prévenus à régler solidairement à l’association Stéphane LAMART la somme de 1.000 € de dommages-intérêts en réparation du préjudice moral. En outre, les deux individus ont été condamnés à verser chacun la somme de 1.000 € au titre des frais judiciaires.

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