Débordée par les sauvetages d'animaux de ferme, la fondation Brigitte Bardot a besoin d'aide

L'Arche de Noé pour animaux de la Mare Auzou dans l'Eure est l'un des 3 refuges de la fondation de B.B.  Elle croule sous les demandes des services vétérinaires pour recueillir des animaux victimes de maltraitance ou de mauvais soins. 

Une ânesse recueillie à la Mare Auzou, refuge de la fondation Bardot
Une ânesse recueillie à la Mare Auzou, refuge de la fondation Bardot © France Télévisions

400 moutons de Seine-Maritime, 50 aurochs de Dordogne, 90 bovins des Deux-Sèvres.... C'est le nombre d'animaux saisis récemment par les services vétérinaires ou secourus d'abattoirs clandestins. C'est vers la fondation Bardot, réputée pour son professionnalisme et reconnue d'utilité publique que les services de l'Etat se tournent.

La protectrice des animaux le constate : "Nous ne sommes qu'en février et nous avons déjà dépassé la marge que nous avions prévue pour organiser la totalité des sauvetages de l'année".

Pour la première fois depuis sa création, la fondation demande l'aide de l'Etat, Brigitte Bardot a adressé une lettre au ministre de l'agriculture Julien Denormandie.


La Fondation a déjà "sous sa protection plus de 1.000 équidés, autant de bovins, plus de 500 chèvres, 250 cochons ou encore 2.500 moutons", pour "un coût annuel de plusieurs millions d'euros", écrit l'actrice française. 

On est de plus en plus sollicité par les services vétérinaires. On a fait adopter mercredi au conseil d'administration un budget de 3,5 millions d'euros pour les pensions d'animaux de ferme. On est au taquet et on n'a plus la possibilité de préparer d'autres sauvetages.

Christophe Marie, porte-parole de la Fondation

Vidéo : A la Mare-Auzou, dans l'Eure, 2 ânesses maltraitées ont reçu des soins vétérinaires et coulent des jours heureux

A la Mare Auzou, le refuge des animaux de B.B


Il regrette que "le plan de relance du gouvernement concerne uniquement les animaux de compagnie et l'accueil des équidés". "Il faudrait qu'il y ait une prise en compte de cette problématique spécifique des animaux de ferme", estime-t-il.


Dans le cadre de ce plan de relance, le ministre de l'Agriculture avait débloqué 14 millions d'euros pour que les structures de protection animale réparties sur le territoire français puissent continuer leur mission, financer des campagnes de stérilisation de chats et de chiens errants, rénover, mettre aux normes ou construire des refuges.

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