Hervé Morin veut favoriser l'autonomie des fermes en aliments pour bétail

Hervé Morin souhaite encourager l’autonomie des agriculteurs en les aidant à produire leur propre fourrage. Une concertation avec les acteurs agricoles doit être ouverte lundi.

Par F3BN avec AFP

La Région Normandie veut aider davantage les agriculteurs à produire leur propre fourrage pour qu'ils soient moins dépendants des prix volatiles des marchés d'aliments pour bétail, a annoncé jeudi  7 janvier le nouveau président de la région, Hervé Morin (UDI).

Face à la crise de l'élevage, "ce que la région peut faire, c'est aider les agriculteurs à être plus autonomes, en développant la production de leur propre fourrage, de l'herbe, pour être moins dépendant du soja" acheté à l'extérieur de l'exploitation, a expliqué Hervé Morin, qui effectuait dans une exploitation laitière de Saint-Georges de Bohon (Manche), sa première sortie de président de région.

Dans une ambiance détendue, le président de la région a annoncé qu’il souhaitait "donner un nouveau souffle à la politique agricole régionale pour faire de la Normandie, ‘le garde-manger de la France’", rapporte Ouest-France.

Il entend pour financer cela "ouvrir lundi une concertation avec les acteurs agricoles" puis des discussions avec l'Union européenne afin d' "accroître les fonds pour les Mesures AgroEnvironnementales et Climatiques (MAEC)" (actuellement de 86 millions d'euros pour 5 ans pour la Normandie) au sein d'une enveloppe européenne agriculture et développement rural de 308 ME pour la région. L'idée "privilégiée" est d'augmenter la part MAEC en puisant dans le reste des 308 millions, plutôt que dans le budget de la région, a précisé la Région.

Les agriculteurs de l'exploitation de Saint-Georges de Bohon, membre de la FNSEA, vendent leurs 900 000 litres de lait annuel 300 euros les 1 000 litres, après avoir dépensé environ 130 euros la tonne aux aliments. "Il faut baisser à 120 ou 110", a dit Hervé Morin. Les exploitants, qui n'ont pas voulu donner leur coût de revient, ont signalé à l'élu n'avoir pas réussi à être éligibles aux MAEC.

Le secteur agricole et agroalimentaire emploie 100 000 personnes en Normandie, selon la Région.

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