Granville : les Anglais résidant en France manifestent contre le Brexit

Les Anglais résidant en France manifestaient ce samedi 19 octobre à Granville pour afficher leur opposition au Brexit / © France 3 Normandie
Les Anglais résidant en France manifestaient ce samedi 19 octobre à Granville pour afficher leur opposition au Brexit / © France 3 Normandie

Le Parlement britannique devait se prononcer ce samedi 19 octobre sur l'accord conclu entre Boris Johnson et Bruxelles. A la place, il a approuvé un amendement reportant les négociations à plus tard. Ce matin, des expatriés manifestaient à Granville contre la sortie de l'Union Européenne.  

Par Flore Caron avec Afp

C'était la grande question du jour : Boris Johnson va-t-il réussir à faire adopter l’accord conclu avec Bruxelles sur le Brexit par le Parlement britannique ? Finalement, à 12 jours de la date prévue de la sortie de l’Union Européenne, la réponse n'est toujours pas connue puisque le parlement à décidé de reporter les négociations.

Le vote qui s'annonçait extrêmement serré inquiétaient les Anglais résidant en France. Une quarantaine d’expatriés se sont réunis à Granville ce matin pour afficher leur opposition à la sortie du Royaume Uni de l’Europe. Devant l’office du tourisme, ils scandaient « no Brexit » et distribuaient des tracts aux passants. Ils disaient également se sentir délaissés par le gouvernement. « On veut savoir ce qu’on va faire pour nous, affirme un des manifestants. Aucun texte ne mentionne les expatriés et ça c'est incroyable. Bien que nous vivions à l’étranger, nous sommes des britanniques. Nous avons le passeport britannique, nous avons des droits et on ne les respecte pas ».

Des négociations qui n'en finissent plus

A l'exception notable de la question ultra-sensible de l'Irlande du Nord qui a été totalement renégociée, le nouveau traité sur le retrait du Royaume-Uni de l'UE, reprend largement le précédent accord. Un accord conclu à l'époque par l'ancienne Première ministre Thérasa May et qui avait été refusé trois fois par le parlement britannique. Le nouvel accord conclu par le Premier ministre actuel Boris Johnson était censé régler les conditions du divorce entre le Royaume-Unis et l'Union Européenne, permettant une sortie en douceur assortie d'une période de transition s'étendant au moins jusqu'à fin 2020. Mais cet ajournement déclenche de facto une loi existante qui oblige Boris Johnson à demander à l'UE un report de trois mois du Brexit en cas de "no deal", sans pour autant enterrer l'accord obtenu de haute lutte à Bruxelles.

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