La folle histoire du Shogun : de DJ sauvage du camping du festival à la programmation officielle des Papillons de nuit et Art Sonic

Depuis neuf ans, ils attirent les festivaliers par leur sets musicaux et concerts sauvages dans le camping du festival Les Papillons de Nuit. Pour l'édition 2024, les copains du Shogun font partie intégrante de l'évènement manchois. En juillet, ils monteront sur la scène d'Art Sonic. Portrait d'ambianceurs venus du Bocage qui aimantent les danseurs comme la lumière les papillons.

Ils ne se sont pas fait connaître sur les scènes des Papillons de nuit. Leur terrain de jeu, c'est plutôt les coulisses, et plus exactement les campings des festivals. "En 2015, on avait déjà une enceinte assez puissante et on a décidé de s'ambiancer au camping. Et comme la lumière qui attire les moustiques – ou plutôt les papillons de nuit - plein de monde est venu danser. On était vus comme des ovnis", raconte simplement Thomas Salomon, un des membres fondateurs du Shogun.

Du statut d'ovnis à celui d'invités officiels

"Comme on aime toujours faire plus, l'année suivante on est venu avec une petite scène en bois. Les gens venaient nous voir en nous disant "mais vous êtes des grands malades !" On aime ça l'adrénaline." Et le public du camping aime aussi : certains passent le plus clair de leur temps à les écouter, avant et après les concerts, parce que Thomas précise : "on n'est pas des pirates : on n'anime pas pendant les concerts, d'ailleurs on a toujours acheté nos billets parce qu'on est là aussi pour profiter des concerts." 

Au départ, le Shogun, c'est une discothèque artisanale montée dans une grange du Bocage flérien. Les années passant, les platines et la joyeuse troupe se sont déplacées jusqu'au camping de Saint-Laurent-de-Cuves.

Leur présence est devenue une tradition. À force de mettre l'ambiance à côté des concerts, ils ont fini par être repérés par l'organisation du festival P2N. Alors cette année, le groupe est officiellement invité à mettre de l'ambiance.

Ambianceurs mais pas artistes... ou presque

Thomas, comme les sept autres membres du groupe (enfin plutôt comme la quinzaine de copains du Shogun) refuse l'appellation d'artiste, même si l'un de leurs DJ vient de sortir un album sous le nom d'Æscent. "On ne veut pas être reconnu comme artiste, ce n'est pas ce que l'on vise. On est plutôt connu comme ambianceurs de campings, et on veut juste faire sourire les gens."

Et pour cela, ils ont un atout majeur : "on connaît les musiques qui plaisent au public et on s'adapte, ce qui signifie qu'on n'a pas de style musical mais on joue sur les années 80, l'électro ou la techno, le rap, le commercial ou Indochine..."

À Briouze pour le festival Artsonic en juillet prochain, ils ont eu les clefs d'une nouvelle scène, l'occasion d'offrir une carte blanche à des artistes locaux, et de proposer du yoga en musique. Par ailleurs, les copains du Shogun ont fait danser le public d'un Institut médico-éducatif (IME) de Flers le temps d'une après-midi. Et animer des moments dans les Ehpad les brancherait bien - à bon entendeur...

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