Le pouvoir, l'affaire Benalla, Jacques Chirac, les municipales : le sénateur de la Manche Philippe Bas se livre

Le sénateur (LR) de la Manche Philippe Bas / © FRANCOIS GUILLOT / AFP
Le sénateur (LR) de la Manche Philippe Bas / © FRANCOIS GUILLOT / AFP

Dans "Les chemins de la République" (éditions Odile Jacob), Philippe Bas regrette le lien distendu entre les élus et les citoyens. Dans un entretien accordé à France 3 Normandie, le sénateur LR de la Manche évoque également l'affaire Benalla, les valeurs de Jacques Chirac et son enracinement local. 

Par Aurélie Misery

Dans son livre "Les chemins de la République" paru aux éditions Odile Jacob mercredi 27 novembre, le sénateur de la Manche, ancien Ministre de Jacques Chirac, analyse l'état de notre République. 

 

© France Télévisions
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L'état de la République : "il faut rétablir de la proximité"

Philippe Bas fait un constat : Le République se fragmente. Et la Constitution de la Vème est un rempart face au chaos. "Sans la Vème République, la France serait l'Italie, elle serait ingouvernable", explique Philippe Bas interviewé par Franck Besnier dans un entretien.  

Cela dit, "le lien entre les citoyens et les pouvoirs se sont distendus. Il faut rétablir de la proximité."

La République est une "machine grippée" qu'il faut "renouveler" en apportant de nouvelles réponses aux nouvelles générations. 


Philippe Bas regrette également que le pouvoir s'éloigne de la base. 


L'affaire Bénalla : "Le Sénat a pleinement joué son rôle"  

En 2018, en tant que président de la commission des Lois constitutionnelles, le sénateur de la Manche conduit les auditions du Sénat dans l'affaire Bénalla. 

Une affaire qui a permis de montrer la fonction de contrôle du Sénat, contre-pouvoir. 

Il souligne que "le Sénat a pleinement joué son rôle d'assemblée non-alignée, libre et indépendante".  

 


Jacques Chirac, "Il dépassait les clivages"

Proche de Jacques Chirac dont il a été le Secrétaire général puis le Ministre, Philippe Bas rend hommage au Président de la République disparu en septembre dernier. "On se souviendra, avec le recul de l'Histoire, que lorsqu'il a laissé le pouvoir en 2007, les déficits publics et le chômage n'avaient jamais été aussi bas depuis 30 ans.

"Il a été un réformateur et un grand Républicain. Sa gestion de la crise d''Irak a été absolument exemplaire. Ses valeurs sont toujours présentes, comme la solidarité et la fraternité. Il dépassait les clivages de la gauche et de la droite car il était avant tout Républicain.

 



Les élections municipales : "un mandat local ? Je ne demanderais pas mieux"

A la question posée par Franck Besnier, "seriez-vous tenté par un mandat municipal ?", Philippe Bas a répondu souriant : "Je ne demanderais pas mieux !" 
Le conseiller municipal de Saint-Poix, conseiller communautaire de Villedieu Intercom, conseiller départemental de la Manche assure que "ses racines sont profondes" et qu'il souhaite "les maintenir, avec le terrain, avec le bocage."
 


 

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