L'ancien site de stockage GDE à Nonant-Le-Pin bientôt vendu ?

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C'est une information qui a filtré dans une conférence de presse de la préfète de l'Orne cette semaine. Oui le site GDE de Nonant-Le-Pin a peut-être un acheteur. GDE confirme des discussions en cours mais avance prudemment : dossier sensible après 10 ans de tempête médiatique et judiciaire.

Le site de 55 hectares au milieu des haras est bien à vendre. GDE nous le confirme ce jeudi 15 janvier. "Ce site n'a pas vocation à rester dans le patrimoine de GDE. Mais c'est une vente délicate", précise Philippe Sorret, le nouveau directeur délégué Général de la société Guy Dauphin Environnement. 
Il a repris le dossier il y a tout juste un an et demi et n'a pas vécu de l'intérieur ce combat médiatique et judiciare qui a duré dix ans (de 2006 à 2016). 
   

L'acquéreur doit rester secret dans un premier temps


Très clairement, on craint dans l'entourage de GDE de rallumer la mèche à tout moment. "C'est un dossier sensible, on le sait bien", précise Philippe Sorret. A nos questions sur l'identité des potentiels acquéreurs et les projets présentés, on ne répondra donc pas. "Vous comprenez que ça n'est pas possible."

 A quel prix le site est-il à vendre ? C'est tout aussi secret. On se souvient juste que GDE a demandé plusieurs fois réparation devant le tribunal, en affirmant avoir dépensé près de 40 millions d'euros pour la mise en route du site qui était destiné à l'enfouissment de déchets automobiles broyés. 

Plus jamais une décharge

"Ce ne sera plus jamais une décharge", a affirmé de son côté la préfète de l'Orne à nos conrères de Ouest-France cette semaine au cours d'une conférence de Presse qui se déroulait tout à côté, au Haras du Pin. "j'espère que cela va se décanter dans le courant de cette année 2019."
Des propos confirmés en préfecture ce 15 janvier. 

Chez GDE, la direction a moyennement apprécié de voir son cas évoqué dans une conférence de presse qui n'avait rien à voir. Mais on reconnait que cette petite ingérence est de "bonne guerre". Mais c'est une affaire privée puisque le site leur appartient. 

"Il s'agit de négociations entre privés sur lesquels l'Etat n'a pas la main. On vient simplement en appui", a bien précisé la représentante de l'Etat dans l'Orne. 
En effet, tout projet d'exploitation sur le site aura sans doute besoin d'une autorisation. Les structures existantes limitent certainement le type de production possible, sur place.