Un coq flambant neuf veille sur Notre-Dame et les habitants de la Ferté-Macé

L'église Notre-Dame de la Ferté-Macé fait l'objet d'un vaste plan de rénovation. L'arrivée du nouveau coq surplombant la tour nord a fait l'objet d'une cérémonie en son honneur.

Il ne viendra pas troubler le sommeil des habitants de la commune. Au contraire, il est même là pour veiller à leur tranquillité, perché à plus de 60 mètres de hauteur. On n'a jamais vu de coq voler aussi haut. Il a d'ailleurs dû prendre l'ascenseur pour s'installer dans son nouveau foyer, tout en haut de la trou nord de l'église Notre-Dame de la Ferté Macé. Une ascension à laquelle plusieurs personnes ont assisté ce mardi en fin d'après-midi au pied du bâtiment. Pas question de manquer l'événement.

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Un coq flambant neuf veille sur Notre-Dame et les habitants de la Ferté-Macé

Un événement qui a débuté sur le parvis de l'église par une bénédiction. Une première pour le prêtre de la paroisse. "Il y a 45 ans que je suis prêtre et c'est la première fois que je bénis un coq. Je ne l'ai jamais fait dans les petits villages où j'ai été. J'étais un peu ému, je ne savais pas comment faire et sur le livre des bénédictions, il n'y est pas !", raconte, amusé, le Père Christian Roullé.

"Qu'on soit croyant ou pas, il veille sur nous"

C'est finalement sur internet que l'homme d'église a trouvé la lumière sur son chemin. "Une très belle prière qui nous dit de veiller. Le coq, qu'on soit croyant ou pas, il veille sur nous. Et on le regarde toujours, pour un jour meilleur, pour un jour qui donne du soleil. Et de l'espérance, car on en a besoin dans les temps actuels."

Croyants ou pas, l'église Notre-Dame fait partie du patrimoine de tous les habitants de la commune, une église qui, actuellement, fait peau neuve. Cette montée du coq, "c'est un moment important parce que c'est la première phase de la restauration qu'on voit de la place", explique Michel Leroyer, le maire de la Ferté-Macé, devant la tour nord engoncée dans des échaffaudages. "Il y a 20 ans, un diagnostic a été fait et a montré de réelles dégradations de l'ensemble de l'édifice. Nous avons pu enclencher la procédure de retauration de la façade de l'église avec la première tour qui représente un coût de 645 000 euros."

Le nouveau coq en cuivre de huit kilos a remplacé son prédécesseur, qui, après plus de 120 ans de bons et loyaux services, va goûter à une retraite bien méritée, au chaud, à l'abri du vent, dans un musée, assure le maire de la commune. "On va le conserver car c'est le coq d'origine de la construction de l'église", indique Michel Leroye, avant d'ajouter : "c'est une église importante, c'est une des rares églises avec deux clochers donc c'est presque une cathédrale.

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