Pass sanitaire : trois membres du personnel suspendus à l'hôpital de l'Aigle (Orne)

Vendredi 3 septembre, trois membres du personnel de l'hôpital de l'Aigle ont été suspendus par la direction de l'établissement, faute de présentation d'un pass sanitaire.

Parce qu'ils n'avaient pas de pass sanitaire à présenter à leur arrivée à l'hôpital de l'Aigle, trois membres du personnel de l'établissement ont été suspendus par la direction, vendredi 3 septembre. "Cette décision a été prise car les personnes qui se sont présentées n'étaient pas vaccinées. Elle ont aussi refusé de se faire dépister", précise Monsieur Minger, directeur du centre hospitalier.

15 octobre : obligation vaccinale complète pour les soignants 

En effet, les hôpitaux sont désormais soumis à l'obligation du pass sanitaire, tout comme les transports publics, les bars et les restaurants ou encore les espaces culturels. Pour pouvoir accéder à leur lieu de travail, les professionnels médicaux et paramédicaux ainsi que les professionnels en contact avec des personnes vulnérables doivent présenter un schéma vaccinal complet ou bien un test PCR négatif. 

Selon les directives imposées par le ministère des Solidarités et de la Santé d'une part, par les agences régionales de santé d'autre part, les soignants ont ainsi jusqu'au 15 septembre 2021 pour recevoir une première injection de vaccin. S'ils n'ont pas encore engagé leur schéma vaccinal à cette date, ils pourront faire l'objet d'une suspension. A partir du 15 octobre 2021, une suspension pourra s'imposer à toute personne qui n'aurait pas de schéma vaccinal complet. 

L'un des principes fondamentaux, c’est de ne pas nuire. On est vraiment dans cette démarche.

Monsieur Minger, directeur de l'hôpital de l'Aigle

La direction de l'hôpital justifie sa décision en rappelant sa volonté de ne "pas nuire" et de s'aligner avec les directives gouvernementales. "Pendant les vacances d'été, quand il commençait à y avoir la perspective d'une obligation vaccinale, on a beaucoup été dans la pédagogie pour expliquer aux agents qu'ils n'auraient pas le choix", explique Monsieur Minger. "Si on regarde les chiffres du schéma vaccinal complet, on est aujourd'hui à 90% du personnel vacciné dans notre établissement. 96% si on regarde le schéma vaccinal en cours."

La CGT dénonce une "inégalité de traitement"

Comme elles ont été suspendues, les trois personnes concernées vont devoir se soumettre à un retrait de salaire ou bien à la prise de congés payés obligatoire. En réaction, la CGT a lancé un appel à la grève le mercredi 8 septembre. Dans un tract diffusé mardi 7 septembre, le syndicat pose la question d'une "égalité de traitement" entre une partie du personnel qui serait "ciblée" par l'obligation vaccinale et une autre qui n'aurait "rien fourni". "Il y a des collègues qui travaillent, qui n’ont pas de justificatifs et qui ne sont pas suspendus", affirme Marc Provost, co-secrétaire de la section CGT de l’hôpital. 

Par ailleurs, la CGT regrette le "manque de dialogue" avec la direction. "Les personnes qui ont été suspendues, ce ne sont pas des collègues antivaccins. Ce sont des collègues qui ont peur de ce vaccin et qui demandent du temps", ajoute Marc Provost. 

 

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