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Fécamp espère enfin ouvrir son musée des Pêcheries à l’automne 2017

Archive / © France 3 Normandie
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Quinze ans après le lancement du projet, les défenseurs de la mémoire des Terre-Neuvas de Fécamp reprennent espoir. Le chantier du futur Musée des Pêcheries repart, au bout du Grand-Quai. Il faudra patienter jusqu'à l'automne 2017 toutefois pour voir son ouverture... si tout va bien.

Par DM avec l'ANI

Prudence... prudence

Les travaux dont la facture est passée de 6,9 à 15 millions d’euros (financés par les collectivités publiques) ne devraient pas permettre une ouverture du musée des Pêcheries avant l’automne 2017.
“Nous sommes extrêmement prudents sur ce dossier”, commente Marie-Agnès Poussier-Winsback, maire (LR) de la ville, maître d’ouvrage.

Un retard énorme

L’idée de l’ancienne municipalité, sous la houlette de Patrick Jeanne, maire PS de 1998 à 2014, était de regrouper sur un même lieu ses deux musées municipaux : le musée des Terre-Neuvas et de la pêche (consacré depuis 1988 à la mémoire des marins qui pêchaient la morue dans les eaux de Terre-Neuve) et le musée des Arts et de l’Enfance, fermé au public depuis 2004.
La municipalité avait choisit alors de réhabiliter un bâtiment symbolique: l’usine des Pêcheries, installée sur le port, face à la mer, à l’angle du quai de l’Entrepôt. A l’origine, ce bâtiment était une sécherie de morue.
Construit en 1948, cet immeuble témoin de l’architecture industrielle du milieu du XXème siècle et de l’activité de l’ancienne capitale des Terre-Neuvas était inoccupé depuis 1995.
La cabinet Basalt Architecture, basé dans la région parisienne remporte le concours de maîtrise d’oeuvre du futur musée, installé sur 5.500 m2 de l’immeuble réhabilité et complété d’une extension, avec un belvédère à 360°. Ouverture annoncée : fin 2008. Public attendu : plus de 60.000 visiteurs par an.

Une succession de difficultés

Problèmes techniques, malfaçons, défaillances d’entreprises, contentieux, longueur des procédures d’un marché public… les retards et les soucis s'accumulent.
En février 2014, 2.000 visiteurs participent à deux journées Portes ouvertes, et à cette époque l'ouverture est affichée dans les dépliants touristiques. Mais “le bureau de contrôle avait déjà relevé des non conformités, avec trois points blocants liés à des raisons de sécurité”, accuse Marie-Agnès Poussier-Winsback qui, maire depuis 2014, a hérité du dossier.
Absence de protection contre le feu des poutres secondaires, dysfonctionnement du système de désenfumage, non conformité des issues de secours : les travaux ont nécessité une dernière rallonge de 300.000 euros.

Qui est responsable ?

Marie-Agnès Poussier-Winsback, alors dans l’opposition, avait prôné la rénovation du musée existant, “réservée sur la réhabilitation d’un lieu fragilisé par ses activités”. Aujourd’hui, elle se dit “pressée d’ouvrir”.
Ensuite seulement, dans un deuxième temps,“nous rechercherons les responsabilités”. Sébastien Loiseau, chef de projet chez Basalt, reste laconique, préférant s’inscrire dans “la dynamique de reprise actuelle”. Quant au président de l’association des Terre-Neuvas, Daniel Savoye, il déplore la fermeture de l’ancien musée, dès 2012, alors que le musée des Pêcheries n’était pas ouvert, et l’absence de "Terre-Neuvas" dans le nom du musée. L’association de près de 200 adhérents se bat pour "préserver leur mémoire" et a lancé, fin décembre, une souscription pour ériger une stèle, qui serait posée dans l’enceinte du futur musée. Elle a collecté 7.000 euros. 

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