Le quotidien Ouest-France peine à s'implanter dans l'ex Haute-Normandie

© Richard PLUMET / France 3
© Richard PLUMET / France 3

Le quotidien régional Ouest-France a décidé d'arrêter la version numérique de son édition "Normandie" en Seine Maritime et dans l'Eure après avoir déjà cessé en octobre son édition papier.

Par avec AFP

Le plus grand quotidien régional français est distribué partout en Bretagne et reste aussi dominant en Basse Normandie (Manche, Calvados et Orne). Il tente avec difficulté de pénétrer le marché de l'ancienne Haute Normandie, dominé par le quotidien Paris-Normandie.

En octobre, les ventes décevantes de l'édition papier "Normandie" de Ouest-France, de Rouen à Evreux, avaient déjà entraîné son arrêt dans cette zone. Depuis le 14 janvier, c'est la version numérique que le quotidien a décidé d'interrompre.

"Il s'agit d'une optimisation opérationnelle et d'une rationalisation", a expliqué à l'AFP Philippe Toulemonde, directeur général délégué, soulignant que neuf éditions, à la fois en papier et numérique, diffusées dans le Pays d'Auge-Baie de Seine (Calvados), continuent à diffuser des pages "Normandie" avec de l'information locale. Les lecteurs de Haute-Normandie peuvent avoir accès à ces éditions numériques.

A Ouest-France, on se refuse à parler de repli et on définit cette mesure comme une étape dans un processus long pour s'implanter dans la zone. "C'est long. On le savait. On avait un rendez-vous institutionnel" avec la nouvelle région (la Normandie réunifiée), "on a répondu présent et on est encore dans l'apprentissage commercial", a observé M. Toulemonde. Ouest-France avait franchi la Seine fin 2015 à la faveur de la réunification de la Normandie.

Les petits pas du géant breton


Mais le géant breton était arrivé à petits pas, sans ouvrir de nouveaux bureaux, ni à Rouen, ni au Havre, ni à Evreux, ni faire d'information locale, envoyant seulement ses reporters basés en ex-Basse-Normandie réaliser une couverture institutionnelle et des magazines sociétaux et économiques.

L'ex-Haute-Normandie est peu fertile pour la lecture de quotidiens: le taux de pénétration y est un des plus faibles de France.

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