Dieppe : les associations solidaires croulent sous les dons à ne plus savoir qu'en faire

Nous avons été nombreux pendant le confinement à faire le tri dans nos placards puis à déposer ces affaires dans des associations. A Dieppe, la Croix Rouge est obligée de freiner ses généreux donateurs.

© J. Rousseau

Dans les locaux de la boutique solidaire de l'association dieppoise de sauvetage et de secourisme -ASSDCA-, les sacs de vêtements s'empilent les uns sur les autres au point de gêner le passage des bénévoles. 
"Les vêtements en bon état sont gardés 48 heures puis nettoyés et présentés dans la boutique solidaire de l'association. Ce qui n'est pas vendu est stocké". Morgan Jovelin, gérant de la boutique l'Ecosse solidaire

Des montagnes d'affaires en provenance directe de nos placards, que nous avons vidé pendant le confinement, fiers de participer au cercle vertueux de la solidarité et du recyclage.
Résultat, ce qui prenait de la place chez nous s'entasse désormais dans les associations, qui ne parviennent pas à tout écouler . 

Nos collecteurs ne peuvent pas écouler les surplus, et les centres de tri sont saturés! D'autant que les frontières sont fermées avec les pays d'Afrique et d'Asie qui prennent d'ordinaire les surplus de textiles usagés.

Françoise Gagnaire, présidente de la Croix Rouge à Dieppe

Dieppe : les associations solidaires croulent sous les dons

L'association est obligée de freiner l'enthousisame de ses donateurs, leur demandant de stocker les affaires chez eux le temps de revenir à une situation gérable.

Morgan Jovelin qui travaille pour l'association de sauvetage et de secourisme dieppois, ne souhaite pas encore décourager les dons.
"Il faut que les gens continuent de donner, c'est ce qui permet de financer l'association et les actions que l'on mène quotidiennement"
D'autant qu'il craint que les personnes jettent leurs affaires plutôt que de les garder chez elles.

Ca rentre vraiment dans une politique anti-gaspillage. Nous ça nous permet de trier et d'avoir un cheminement écologique car on renvoit au Relai les vêtements que l'on ne garde pas en magasin.

Morgan Jovelin, boutique l'Ecosse solidaire

En plus des vêtemnts, objets, meubles et vaisselles ont été donnés en grande quantité après le confinement. Les chineurs peuvent donc s'en donner à coeur joie en attendant la saison des vides greniers.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
vie associative société
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter